Une ado soupçonnée de vouloir faire le jihad en Syrie arrêtée

Un policier en uniforme [Patrick Kovarik / AFP/Archives] Un policier en uniforme [Patrick Kovarik / AFP/Archives]

Une adolescente de 14 ans, soupçonnée d'avoir voulu se rendre en Syrie pour faire le jihad, a été arrêtée mercredi à Quimper (Finistère) et placée en garde à vue, a-t-on appris jeudi du parquet de la ville, confirmant une information de Ouest-France.

La jeune fille a été interpellée à son domicile et emmenée à Paris où elle a été placée en garde à vue, sur commission rogatoire d'un juge antiterroriste, a précisé à l'AFP le parquet de Quimper.

Prolongée jeudi et d'une durée maximale de 48 heures, sa garde à vue se déroule dans le cadre d'une information judiciaire ouverte au tribunal de Paris sur la disparition et le départ probable vers la Syrie, en juin, d'une autre adolescente de 14 ans, originaire d'Argenteuil (Val d'Oise).

Dans cette enquête, deux adolescentes de 15 et 17 ans, en contact entre elles par internet, avaient été mises en examen la semaine dernière pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et placées sous contrôle judiciaire.

Selon une source proche de l'enquête, l'adolescente de 15 ans, originaire des Hautes-Pyrénées, a été en contact, via internet et les réseaux sociaux, avec la jeune fille disparue. Soupçonnée de vouloir se rendre en Syrie, elle faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire prononcée par un juge des enfants, selon la même source, qui ajoute que dans de récents échanges de courriers électroniques, elle envisageait "des actions de type terroriste sur le territoire national".

Quant à l'adolescente arrêtée mercredi, "il s'agit d'une jeune fille soupçonnée d'avoir voulu partir faire le jihad, certainement en Syrie, ou éventuellement un attentat", a dit à l'AFP Bérengère Prud’homme, procureure adjointe au parquet de Quimper.

Les autorités françaises s'inquiètent du phénomène des départs vers la Syrie et, lors du retour en Europe, de risques d'attentats de la part des plus radicalisés des candidats au jihad. Selon une source proche des dossiers, plus de 900 personnes seraient concernées, un chiffre englobant ceux qui sont déjà partis sur le théâtre des opérations, ceux en transit et ceux dont les services de renseignement ont la conviction qu'ils projettent d'y aller.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a présenté en avril un plan gouvernemental de lutte anti-jihad, avec la mise en place d'un numéro vert mis à la disposition des familles et des proches de jeunes radicalisés, pour qu'ils puissent faire part de leurs soupçons aux services de police ou les prévenir d'un départ imminent vers la Syrie.

Un projet de loi renforçant l'arsenal antiterroriste, qui prévoit notamment une interdiction administrative de sortie du territoire pour certaines personnes soupçonnées de vouloir rejoindre une terre de jihad, a également été présenté en Conseil des ministres le 9 juillet et doit arriver au Parlement début septembre.

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