La Rochelle : les frondeurs du PS font salle comble, visite surprise de Taubira

Les socialistes Henri Emmanuelli (c) et l'ex ministre de l'Education Benoit Hamon (d), lors des universités d'été du PS à La Rochelle, le 29 août 2014 [Xavier Leoty / AFP] Les socialistes Henri Emmanuelli (c) et l'ex ministre de l'Education Benoit Hamon (d), lors des universités d'été du PS à La Rochelle, le 29 août 2014 [Xavier Leoty / AFP]

Les contestataires dits "frondeurs" du club "Vive la gauche" ont demandé samedi à La Rochelle un "plan d'urgence" avec du "pouvoir d'achat supplémentaire", lors d'une réunion publique devant quelque 300 à 400 personnes. Ils ont par ailleurs reçu la visite de la ministre de la Justice Christiane Taubira.

"Les applaudissements du Medef ne seront jamais le critère de notre réussite", lancent les frondeurs dans un appel dévoilé dans un amphi de la faculté de lettres, à quelques encablures de l'université d'été du PS.

"Contre la récession, nous demandons un plan d'urgence alliant un soutien ciblé aux entreprises, du pouvoir d'achat supplémentaire pour les familles et un maintien d'une capacité d'investissement local", stipule le texte.

"Nous devons dépasser les institutions asphyxiantes de cette Ve République corsetée", ajoute le texte distribué à la presse.

"Opposer facticement l'offre et la demande est une vision dépassée. La gauche du XXIe siècle doit aider l'offre par une demande soutenue", selon l'appel.

Les orateurs se sont succédé à la tribune dans un amphithéâtre bondé, dans une ambiance surchauffée, les participants, dont de nombreux debout, scandant "Vive la gauche" et réservant des standing ovations aux tribuns.

"Ici, c'est le coeur du PS, c'est la majorite du PS", a défendu l'ex inspecteur du travail Gérard Filoche, peu avant la réunion. "Nous sommes majoritaires. C'est Valls qui devra s'incliner", selon lui.

 

Taubira chez les frondeurs

En milieu de matinée, les frondeurs ont eu la visite surprise de Christiane Taubira, ministre de la Justice.

"Je ne vois pas le problème, j'ai été invitée par des amis parlementaires, on peut entendre les débats," a-t-elle déclaré.

La garde des Sceaux s'est par ailleurs fendue d'une déclaration qui ne manquera pas de faire réagir la sphère politique. "Nous avons laissé les Français se démoraliser, Aujourd'hui nous n'avons pas le choix, nous devons refaire place à la politique. [...] La politique, c'est débattre. Ce matin, j'y ai pris part et j'en assume les conséquences."

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