Gad : entre 250 et 300 postes supprimés

L'abattoir Gad à Josselin (Morbihan). L'abattoir Gad à Josselin (Morbihan). [AFP]

Entre 250 et 300 salariés sur plus de 800 du groupe breton spécialisé dans la viande de porc Gad SAS seront concernés par un plan de sauvegarde de l'emploi, en fonction des projets d'offres de reprise présentés lundi matin en CCE, a indiqué la direction du groupe dans un communiqué.

 

Pour l'abattoir de porcs Gad de Josselin (Morbihan), qui fait l'objet d'une offre de reprise déposée par la SVA Jean-Rozé (groupe Intermarché), 248 emplois sur 755 seraient supprimés. Sur le site Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère), la Saria (entreprise d'équarrissage) a proposé de reprendre l'unité "graisse animale", et de conserver 11 emplois sur 13. En revanche, aucune offre n'a été déposée pour ce qui concerne l'unité "Salé Fumé", qui emploie 58 personnes à Lampaul.

"C'est beaucoup" de suppressions d'emplois prévues, a commenté Patrick Piguel, représentant CFDT, à la sortie d'un Comité central d'entreprise (CCE) qui s'est tenu lundi matin à Rennes. "C'est un coup au moral".

"On espère pouvoir discuter avec les deux repreneurs pour améliorer les propositions", avant la prochaine réunion du CCE, le 9 octobre, a ajouté Annick Le Guevel, membre (CFDT) du CCE de Gad.

 

155 postes de reclassement

Pour les personnes qui seraient touchées par la restructuration, le groupe coopératif morbihannais CECAB, dont dépend Gad, propose "d'ores et déjà 155 postes de reclassement", soit 93 en Bretagne et 62 dans le reste de la France, selon le communiqué du groupe.

Gad a été placé en liquidation judiciaire le 11 septembre avec une poursuite d'activités de trois mois. Gad avait déjà supprimé l'an dernier près de 900 emplois, principalement sur le second abattoir de l'entreprise, à Lampaul-Guimiliau (Finistère).

L'audience du tribunal de commerce de Rennes qui doit étudier les offres de reprise est prévue le 13 octobre. 

 

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