En course pour diriger l'UMP

Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP. Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP.[AFP]

Le parti va clore mardi les candidatures pour sa présidence. Quelles sont les forces en présence ? Après ce soir, il sera trop tard, puisque la Haute autorité de l’UMP clôture aujourd’hui les candidatures au poste de président du parti.

 

La campagne officielle interne sera ensuite lancée à la mi-octobre, avant le scrutin prévu fin novembre visant à donner un successeur au triumvirat Juppé - Fillon - Raffarin. 

Sauf grande surprise, trois hommes seront lancés dans la course : Nicolas Sarkozy, Brunon Le Maire et Hervé Mariton. Un duel dont l’issue qui paraît d’ores et déjà connue, puisque l’ancien chef de l’État part archi - favori.     

 

Nicolas Sarkozy : un retour à l’UMP avant de viser l’Élysée ? 

Il a longtemps fait planer le doute sur son retour sur la scène politique. Mais une tribune sur les réseaux sociaux, une invitation au 20h et un meeting plus tard, voici Nicolas Sarkozy lancé à la conquête de l’UMP. En reprenant les rênes d’un parti qu’il a déjà dirigé entre 2004 et 2007, l’ancien pensionnaire de l’Élysée veut repartir de zéro. Son objectif : «changer de fond en comble» sa formation politique afin, dit-il, de «retrouver l’écoute des Français». 

Malgré les dossiers judiciaires dont il fait toujours l’objet, son come-back est pour l’heure donné gagnant : selon un récent sondage Ifop pour Europe 1, il remporte 75% des suffrages auprès des sympathisants UMP. Le parti pourrait alors lui servir de tremplin pour un retour à l’Élysée, une ambition qu’il n’a pour l’heure pas revendiquée. 

 

Bruno Le Maire : l’ambition d’être un «président à 100%» 

L’ancien ministre de l’Agriculture l’affiche clairement : il compte «gagner» cette élection. Se présentant comme celui qui pourra être un «président à 100%», il reste aujourd’hui partisan d’un réel clivage droite-gauche. 

Désireux de redorer le blason du parti, le député de l’Eure promet aussi l’organisation de primaires en vue de 2017. Une décision qu’il aura du mal à pouvoir prendre, puisque les sondages le créditent de moins de 20% des voix. 

 

Hervé Mariton, l’infime espoir d’un candidat «bosseur»

La tâche paraît impossible pour le député de la Drôme, qui ne remporte actuellement que 2% des voix parmi les sympathisants de l’UMP. Premier à s’être déclaré candidat pour la présidence, Hervé Mariton a fait une promesse : celle de ne pas se lancer pour 2017 s’il est élu à l’UMP.

Pour l’emporter, il s’est vendu à sa manière : «Je ne suis pas le plus glamour, mais le plus bosseur».

 

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