6 millions d'euros de bijoux achetés avec des billets de Monopoly

Les escrocs ont remis une mallette pleine de faux billets de 500 euros de Monopoly. [CC / Sy Clark/Flickr]

Un bijoutier grec, venu spécialement pour l'occasion à Paris, a vendu un lot rare de bijoux à deux escrocs pour la modique somme de 6 millions d'euros, payés en billets de… Monopoly.

 

Le bijoutier s'était déplacé de Grèce pour conclure la vente d'un lot de bijoux d'une valeur de 6 millions d'euros à Paris.

Le journal Le Parisien rapporte que le bijoutier aurait été contacté sur internet par deux hommes désireux d'acheter le lot de quatre bagues et un collier "rares", selon le vendeur grec.

Le commerçant et les acheteurs se sont retrouvés dans un hôtel de la rue des Mathurins, à Paris, afin de finaliser la vente.

Selon une source proche de l'affaire, le commerçant aurait présenté le lot de bijoux aux deux hommes. Après quoi les escrocs lui ont remis une mallette de billets de 500 euros.

Le bijoutier, prudent, aurait ensuite ouvert la valise et saisi une liasse de billets pour en vérifier l'authenticité. Cette liasse, composée de vrais billets, aurait rassuré le vendeur qui confie alors les bijoux aux deux acheteurs.

 

Une mallette de billets de Monopoly

Ce n'est qu'après le départ des deux arnaqueurs que le bijoutier s'est rendu compte de la tromperie : il a découvert que la majeure partie des billets de 500 euros rangés dans la mallette étaient en fait des billets de Monopoly.

Il aurait ensuite essayé de reprendre contact avec les voleurs échappés, en vain.

 

Le bijoutier victime de "rip deal"

Le bijoutier a porté plainte auprès du commissariat du 8ème arrondissement de la capitale.

Les enquêteurs de la Brigade de la Répression de la Délinquance Astucieuse (BRDA) mènent toujours l'enquête pour retrouver les deux "acheteurs".

Une source proche du dossier a expliqué la technique de cette escroquerie, appelé "rip deal" dans le milieu policier : "Littéralement, il s'agit d'une transaction pourrie au cours de laquelle la victime, attirée par l'appât du gain, croit pouvoir réaliser une belle plus-value en vendant des objets d'art, un bien immobilier ou des bijoux, tout en étant payé avec de l'argent liquide afin d'échapper au fisc."

Il a conclu son explication ainsi : "Au final, le vendeur est toujours berné…"

 

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