Draoui condamné à 30 ans de prison

Anthony Draoui.[JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP]

Anthony Draoui a été condamné vendredi à une peine de 30 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté des deux tiers, par la cour d'assises de l'Ardèche qui le jugeait pour le meurtre de la jeune Marie-Jeanne Meyer, dont le corps avait été retrouvé brûlé en 2011.
 

 

Cet ancien SDF de 22 ans avait été arrêté fortuitement en Espagne près d'un an après les faits.

Sa condamnation, après environ une heure de délibéré des jurés, est conforme aux réquisitions de l'avocat général, qui avait souligné le "risque très élevé de récidive" et "les troubles très graves de la personnalité" de l'accusé.

Les jurés ont suivi à la lettre les réquisitions de l'avocat général Dominique Sénéchal en décidant aussi "qu'à la fin de la totalité de la peine" de l'accusé, "il y ait un réexamen de la situation pour une nouvelle peine de sûreté".

"Nous n'avons pas le droit à l'erreur! Si un jour il s'en prend à une autre nous serons inexcusables", avait averti le magistrat, à l'issue d'un réquisitoire implacable.

Sans émotion et empêtré dans ses contradictions, Anthony Draoui a raconté lors du procès comment il avait tué la jeune joggeuse Marie-Jeanne Meyer, en juin 2011, avant de brûler son corps dans une fosse, sur les hauteurs de Tournon.

Il a expliqué avoir rencontré par hasard la jeune joggeuse et lui avoir fait visiter le campement où il vivait depuis près d'un mois et où il voulait construire une maison. Sous sa tente, il avait tenté de l'embrasser, mais elle l'avait repoussé. Il l'avait alors frappée au visage, avant de lui asséner trois coups de couteau dans le ventre.

Il avait ensuite traîné son corps dans une fosse et mis le feu à ses vêtements, alimentant les flammes plusieurs heures durant avec du désherbant. Puis il avait jeté des pierres sur le cadavre et dissimulé la fosse avec des branchages.

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