Lille "met en veille" un jumelage avec une ville israélienne

Le beffroi de l'Hôtel de Ville de Lille. [CC / Bruno Parmentier]

La municipalité de Lille a décidé lundi 6 octobre, à l'issue du conseil municipal, de "mettre en veille" son jumelage avec Safed en Israël. Une mesure symbolique qui entend faire pression sur l'Etat hébreu pour accélérer le règlement du conflit avec le Hamas.

 

La décision a été prise lundi dans la soirée lors de la réunion du conseil municipal de Lille, ville dont Martine Aubry (aile gauche du PS) est le maire : le jumelage avec la ville israélienne de Safed, en Haute Galilée, est "mis en veille".

Officiellement, le jumelage n'est ni suspendu, ni annulé, a fait savoir la municipalité de manière unilatérale. L'objectif est de faire pression sur Israël afin d'accélerer le règlement de la crise consécutive aux opérations menées à Gaza.

 

Campagne virulente

L'hypothèse selon laquelle la municipalité - qui est également liée à la ville palestinienne de Naplouse par un jumelage - céderait ainsi aux revendications des militants propalestiens qui ont manifesté nombreux dans la métropole du nord ne saurait être écartée.

L'Association France-Palestine Solidarité Nord - Pas-de-Calais est en effet à l'origine d'une campagne qui a culminé début juillet, exigeant le démantèlement du jumelage avec Safed, "la plus raciste des villes d'Israël" selon leur expression qui aurait été empruntée au quotidien Haaretz.

 

Divorce annoncé

A l'époque déjà, Martine Aubry avait expliqué dans les colonnes de La Voix du Nord, qu'elle avait déjà supprimé presque tous les contacts avec la municipalité de Safed, tandis que son adjointe en charge des relations internationales, Marie-Pierre Brisson, expliquait que Lille avait intensifié son aide en faveur de Naplouse.

La "mise en veille" du jumelage annoncée lundi soir s'apparente donc comme la nouvelle étape d'un divorce annoncé, d'autant plus que - comme un symbole - la municipalité de Lille avait mis à l'ordre du jour le versement de 15.000 euros à la Fondation de Lille afin de financer la reconstruction de Gaza. Subvention qui a été votée lundi soir.

 

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