Le bâtonnier d'Ajaccio mis en examen

Le centre-ville d'Ajaccio. [CC/ Jean-Pol Grandmont]

Présenté jeudi à un juge antiterroriste, l'avocat Dominique Ferrari, bâtonnier d'Ajaccio, a été mis en examen dans l'enquête sur des attentats contre des gendarmeries en Corse en 2013.

 

"A ce stade", a estimé Me Eric Barbolosi, le placement de son client sous le statut de témoin assisté aurait été "largement suffisant". Les casernes de gendarmerie de Battesti à Ajaccio et de Bastia avaient été la cible d'attaques à la roquette antichar, le 5 décembre 2013.

Ces actions, qui n'avaient pas fait de victimes, avaient été interprétées comme la riposte à des arrestations de sympathisants nationalistes, soupçonnés de deux "nuits bleues" contre des résidences secondaires en mai et décembre 2012. Elles n'ont jamais été revendiquées.

"Ce tir aurait pu tuer des gendarmes ou des membres de leurs familles. Ces faits sont particulièrement graves", avait déclaré Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur.

Deux personnes restent en garde à vue dans ce dossier, selon une source judiciaire. Au centre des investigations, la découverte en décembre 2013 d'un arsenal dans un box appartenant à la soeur de Me Ferrari, ont expliqué des sources proches du dossier. Celle-ci avait été libérée à l'issue de sa garde à vue.

Mais le bâtonnier d'Ajaccio est soupçonné d'en être le gérant de fait, affirme une de ces sources. Avaient notamment été retrouvés un pistolet automatique, des gilets pare-balles, une grenade, des armes longues, des armes de poing, des munitions, ainsi qu'une cagoule.

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