Trafic de drogue : le réseau "Furax" devant la justice

Saisie de cannabis en août 2010 à Lille[ [Philippe Huguen / AFP/Archives]]

Neuf membres d'un vaste réseau de trafic de cannabis sont jugés à partir de lundi devant les assises de Paris. 

 

C’est une véritable entreprise de la drogue qui arrive devant la justice. Accusés d’avoir en quelques mois écoulé des quantités industrielles de cannabis et brassés des millions d’euros, neuf membres du réseau baptisé "Furax" sont jugés à partir de lundi devant les assises de Paris.

Le fruit d’une enquête minutieuse dirigée pendant deux ans par les gendarmes de la section de recherche d’Orléans et qui s’était soldée par la saisie de 3,2 tonnes de résine de cannabis, en février 2010. Un record pour la gendarmerie.

 

"Go fast"

Les trafiquants avaient fait d'un corps de ferme, situé dans une petite ville proche de Dreux (Eure-et-Loir), leur centre de stockage. La drogue était remontée d'Espagne par convois " go fast " grâce à une flotte de voitures puissantes, dotées d’un système de doubles plaques.

Les deux chefs présumés changeaient régulièrement leurs téléphones, dotés de cartes SIM belges et espagnoles, de brouilleurs et de codes alphanumériques pour leurs messages. 

 

Comptabilité soigneusement documentée

Cette organisation très structurée de commande, acheminement et livraison faisait l’objet d’une comptabilité soigneusement documentée sur des cahiers, retrouvés dans la ferme.

Sur une période de 14 mois, visée par l’instruction, l’enquête a mis en évidence 45 convois ayant acheminé quelque 50 tonnes de cannabis.

 

À suivre aussi

Emmanuel Macron a reçu environ deux mille maires mercredi soir à l'Elysée.
Collectivités Emmanuel Macron reçoit 2.000 maires à l'Elysée, entre bousculades et séances photos
Une femme enceinte de 29 ans est morte samedi dans la forêt de Retz à Villers-Cotterêts (Aisne), victime d'une attaque de chiens. (illustration)
Faits divers Femme enceinte tuée par des chiens dans l'Aisne : «Ma femme a été dévorée», confie son compagnon
Placée en garde à vue, la belle-mère a été déférée mercredi devant un juge d'instruction en vue de sa mise en examen.
Faits divers Un repas par jour, pas de douche... Une femme séquestrée durant cinq ans par sa belle-mère

Ailleurs sur le web

Derniers articles