Que vont devenir les allocations familiales ?

Le débat sur les allocations familiale bat son plein.[[Jack Guez / AFP/Archives]]

 Le groupe PS souhaiterait priver les familles aisées du bonus accordé à partir des 14 ans de l'enfant.

 

Le débat est bel et bien ouvert. Alors que la proposition d’une députée socialiste sur la possibilité de voir les allocations familiales modulées selon des critères de revenus avait fait l’effet d’une bombe la semaine dernière, l’hypothèse se précise.

Le groupe PS souhaiterait en effet priver les familles aisées du bonus accordé à partir des 14 ans de l’enfant, rapportait Europe 1 mardi 14 octobre.

Cette piste devait être rediscutée dans l'après-midi lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui vise à faire économiser 700 millions d’euros en 2015 à la branche famille.

 

A partir de 4.300 euros par mois

Un couple avec deux ­enfants, qu’il gagne 3.000 ou 20.000 euros par mois, touche 129 euros mensuels d’allocations. Un bonus de 64 euros est versé à partir du moment où l’adolescent fête ses 14 ans, et ce jusqu’à ses 20 ans. S’il s’agit d’une famille de trois enfants ou plus, chaque adolescent est concerné. Mais si la famille n’a que deux enfants, le bonus n’est versé qu’au second, à partir de ses 14 ans.

La proposition des députés socialistes viserait à plafonner cet avantage selon le revenu des parents. Concrètement, les ménages avec au moins deux enfants, et touchant plus de 4.300 euros mensuels, se verraient privés de cette aide de 64 euros (qui représente 770 euros sur une année).

Cette piste viendrait écarter le projet du gouvernement présenté début octobre. L’exécutif souhaitait en effet ne pas moduler les allocations selon le revenu du ménage, mais plutôt agir en fonction de l’âge des enfants, en déplaçant de 14 à 16 ans la possibilité de percevoir ce bonus.

Du côté du groupe UMP, qui a signé une tribune publiée hier dans Le Figaro, ce projet est vu comme "une véritable déclaration de guerre aux familles" remettant en cause un "acquis sacré". Celui d’une politique familiale française réputée généreuse, héritée des volontés natalistes de l’après-guerre. 

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