Mort de Rémi Fraisse : "Nous n'avons rien à craindre", affirme Valls

Le premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (d), le 16 mai 2014 à Caen. [Charly Triballeau / AFP/Archives]

Le Premier ministre, Manuel Valls, a affirmé mercredi que le gouvernement n'avait "rien à craindre" de l'enquête relative à la mort de Rémi Fraisse sur le chantier du barrage de Sivens, jugeant aussi que l'exécutif avait réagi "au bon moment, comme il fallait".

 

"Nous n'avons absolument rien à cacher, rien à craindre et je crois que l'État de droit sortira renforcé à partir du moment où toute la lumière sera faite", a dit M. Valls sur RTL.

"Le ministre de l'Intérieur a pris un certain nombre de décisions: une enquête interne, une enquête administrative sera également menée par l'inspection générale de la police nationale et de la gendarmerie, nous n'avons rien à craindre de cette vérité, elle est même utile et indispensable", a-t-il poursuivi.

 

"Nous avons réagi au bon moment"

Le gouvernement et son ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, vivement attaqués mardi par les écologistes, ont promis la "vérité" deux jours après la mort de Rémi Fraisse lors d'une manifestation sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn).

Interrogé sur le temps de réaction à ce drame du président de la République et de son Premier ministre, que les écologistes ont jugé trop long, M. Valls a répondu: "Non, nous avons réagi au bon moment, comme il fallait".

"C'est comme ça qu'on gouverne, on ne gouverne pas en courant derrière l'évènement, en succombant à je-ne-sais quelle dictature de l'urgence, il faut gouverner avec sang-froid, avec sens de l'État, sens de la responsabilité et avec dignité", a-t-il dit.

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles