Un armistice dans l’histoire

Le président Hollande fleurit la statue de Georges Clémenceau.[AFP]

Près d’un siècle a passé, mais le souvenir doit rester intact. C’est dans cet état d’esprit qu’a été ­célébré dans le pays mardi, le 11 Novembre, l’anniversaire de l’armistice de 1918.

 

Une journée particulière car inscrite dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, dont François Hollande a voulu faire l’un des temps forts de son quinquennat.

Après la cérémonie organisée lors du 14 Juillet en présence des représentants de 80 pays, puis les célébrations organisées en septembre pour les combattants de la bataille de la Marne, le président a achevé mardi cette année historique en grande pompe.

 

Retrouver le parcours des poilus

Le premier temps fort s’est déroulé dans la matinée, à l’Elysée, lorsque François Hollande a officiellement lancé le Grand Mémorial.

Ce site internet (www.culture.fr/Genealogie/Grand-Memorial) va permettre aux descendants des poilus de retracer leur parcours militaire. Pour cela, les "registres matricules" des 8,5 millions de soldats mobilisés seront numérisés d’ici à 2018.

Toujours à Paris, sur les Champs-Elysées, les célébrations se sont poursuivies avec un moment de recueillement devant la statue de Georges Clemenceau, avant la cérémonie traditionnelle sur la tombe du Soldat inconnu.

L’occasion d’établir un pont entre passé et présent, avec le ­vibrant hommage rendu aux sept soldats français tués depuis un an en opérations.

Cette journée symbolique s’est achevée à Notre-Dame-de-­Lorette, dans le Pas-de-Calais, où était inauguré l’"Anneau de la Mémoire".

Un monument circulaire composé de 500 plaques d’acier, où sont inscrits les noms de 579 606 soldats, sans distinction d’origine ou de nationalité, tombés dans le département lors du conflit mondial.

François Hollande a rappelé la "fragilité" de la paix et les mérites de l’Europe. Une ­Europe qui, voici un siècle, était en plein cauchemar. 

 

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