Pour soigner leur dos, il palpait leurs seins

Le kiné était-il pervers ? [CC / Nick Webb]

Un kinésithérapeute du Tarn-et-Garonne, âgé de 71 ans, a été jugé pour agressions sexuelles sur deux de ses patientes. Au terme de son procès qui a eu lieu ce 18 novembre, il a écopé de huit mois de prison avec sursis et de cinq ans d’interdiction d’exercer. 

 

Robert E., kinésithérapeute de Castelsarrasin, a été jugé pour des agressions sexuelles qu’il aurait commises entre novembre 2013 et mars 2014. Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné le kinésithérapeute à huit mois de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction d’exercer, un verdict inférieur à la peine requise par la substitut du procureur. Mais pour la défense, représentée par l’avocat Michel Cassignol, ce jugement "porte atteinte" à "l’honneur professionnel" de son client.

Pour deux des patientes de Robert E., les attouchements de la poitrine qu’elles subissaient n’avaient rien de thérapeutiques. M. Delors, l’avocat de l’une des deux plaignantes a expliqué au cours du procès - relayé par la presse locale - que "tous les témoins ont confirmé que Robert E. ne leur avait pas touché la poitrine pour leur mal de dos. Ce qui démontre que les soins prodiguaient sur ma cliente étaient bien spéciaux."

 

Le haut des fesses et le bas-ventre

De plus, l’une des deux victimes a précisé que ces attouchements avaient parfois lieu alors qu’elle était sous morphine…et que le kiné lui touchait aussi le "haut des fesses et le bas-ventre" pour soigner ses problèmes lombaires. Les associés du kiné n’ont pas hésité à qualifier les pratiques de leur confrère "d’inadmissible."

Néanmoins, Michel Cassignol, avait rappelé pendant le procès que "les faits ne sont pas contestés" par son client mais qu’"il y a un problème d'interprétation des personnes qui ont reçu les soins". Son client n’avait  "aucune intention de nuire ou de tirer profit de ce geste."  a-t-il déclaré dans les colonnes de La Dépêche.

 

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