Charente-Maritime : un homme avoue le viol et le meurtre de la marcheuse

Début octobre 2014, plus de 600 personnes avaient pris part à une marche blanche à Echillais en hommage à Catherine Gardère.[XAVIER LEOTY / AFP]

Un homme de 22 ans a avoué vendredi le meurtre et le viol d'une marcheuse de 51 ans dont le corps à demi dénudé avait été retrouvé le 3 octobre dans un bois à Echillais (Charente-Maritime), invoquant une "pulsion" pour expliquer son crime.

 

En garde à vue depuis jeudi matin, le suspect devait être mis en examen dans la soirée pour "meurtre suivant ou précédant un autre crime, viol, et écroué", a précisé la procureure de la République de La Rochelle, Isabelle Pagenelle, lors d'un point de presse.

Le jeune homme a été confondu par des tests ADN. Par pure coïncidence, il avait subi un prélèvement au début octobre, quelques jours seulement après le crime, alors qu'il était convoqué à la gendarmerie pour une affaire distincte de violence sur sa concubine, des faits remontant à 2012.

Une fois son profil ADN entré dans les fichiers, il a correspondu avec les traces relevées par les enquêteurs sur la scène du crime d'Echillais, ce qui a conduit à son arrestation.

Le corps de Catherine Gardère avait été retrouvé le 3 octobre, le long d'un canal dans le Bois du Chay à Echillais, petite commune voisine de Rochefort-sur-Mer. Selon l'autopsie, la victime avait succombé à de multiples fractures de la face et à une fracture du crâne, ayant entraîné une hémorragie cérébrale. Des côtes étaient également fracturées.

"Il a reconnu avoir suivi, violé et porté des coups de pieds et coups de poing sans utilisation d'autre objet", a déclaré la procureur, sans plus de précision sur le déroulement du crime, mais dans une description suggérant une agression particulièrement violente.  

 

"Sans comprendre vraiment"

Le suspect travaillait comme cavalier d'entraînement dans un centre équestre à Rochefort-sur-Mer, où il demeurait depuis quelques temps, après des allers-retours ces dernières années entre Gironde etCharente-Maritime. 

Il n'était pas inscrit au fichier des infractions sexuelles et se promenait vraisemblablement le jour du crime dans le bois où il a rencontré sa victime, a ajouté Mme Pagenelle.

Le jeune homme a avoué assez rapidement lors de sa garde à vue. "Il a tout reconnu, avant même de savoir qu'il avait été confondu par son ADN", a souligné la procureure. Ses déclarations correspondaient d'ailleurs aux constatations des gendarmes.

Pour expliquer son geste, l'agresseur présumé, qui dit avoir agi seul, "a évoqué une pulsion d'ordre sexuel, mais sans comprendre vraiment pourquoi il avait commis ce crime", a-t-elle déclaré, ajoutant que le suspect avait néanmoins "un discours cohérent".

Une dizaine d'enquêteurs, gendarmes de Charente-Maritime et de la section de recherches de Poitiers (Vienne), étaient mobilisés sur cette affaire depuis début octobre, a souligné le parquet vendredi. Plus d'une centaine de prélèvements d'ADN avaient été réalisés dans le cadre d'une enquête de voisinage.

Le crime avait suscité une vive émotion mais aussi une inquiétude à Rochefort: le Bois du Chay, où avait été retrouvé le corps de la marcheuse, est en effet un lieu très fréquenté et prisé des Rochefortais, pour la promenade ou les activités sportives. La victime était elle-même une grande adepte de la marche nordique.

Le week-end suivant le crime, plus de 600 personnes avaient pris part à une marche blanche à Echillais en hommage à Catherine Gardère, une employée de laboratoire d'analyse, mariée et mère de deux filles. 

 

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