Les animateurs mimaient les égorgements de Daesh

Les moniteurs se seraient inspirés des meurtres de Daesh [DR / Capture d'écran]

Les animateurs d'un centre de loisirs de Colombes (Hauts-de-Seine) auraient organisé des parodies de mise à mort, inspirées des vidéos d'exécution diffusées par les assassins de l'Etat Islamique. L'affaire fait scandale.

 

Que s'est-il passé en août sur l'île de Groix (Morbihan) dans une colonie de vacances gérée par le ville de Colombes ? Un "otage" agenouillé, un couteau sous la gorge, des geôliers cagoulés et armés : des mises en scène effroyables y auraient en effet organisées.

La maire (UMP) de Colombes, Nicole Goueta, a déposé plainte pour délit d'apologie d'acte de terrorisme contre quatre animateurs de la ville qui avaient simulé des exécutions d'otages, a-t-elle annoncé vendredi.

 

Les codes de l'Etat Islamique

Les quatre agents, un titulaire et trois vacataires, se seraient pris en photo en train de mimer des scènes d'exécution d'otages par des jihadistes lors d'une colonie de vacances sur l'île bretonne. Des mises en scène qui s'inspirent largement des codes utilisés par le groupe État Islamique (EI), survenues à la même époque que l'assassinat du journaliste américain James Foley, décapité le 19 août.

"Nous avons porté plainte jeudi. Ils ont également été suspendus de leurs fonctions et une procédure disciplinaire a été engagée", a déclaré vendredi Nicole Goueta, confirmant une information du Parisien.

 

Clé USB

Les services de la mairie étaient en train de préparer une exposition de photos prises lors de colonies de vacances organisées par la ville. A cette occasion, les quatre agents leur ont remis une clé USB contenant une série de clichés dont une vingtaine sur lesquelles ils simulent des actes de torture et de barbarie.

On ignore à ce stade si certains des 45 enfants de la colonie, âgés de huit à douze ans, ont assisté à ces mises en scène. Sur un des clichés, on aperçoit l'un d'entre eux assis par terre dans le coin d'une pièce, les yeux effarés. "Mais on ne peut pas certifier pour l'instant qu'il avait peur car il visionnait une scène d'horreur ou car il avait été puni", a relevé Nicole Goueta. "Il revient désormais à la justice de savoir si ces agents sont perméables aux thèses de l'islamisme radical", a ajouté l'édile.

 

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