Un 97e congrès sous tension pour les maires de France

Le président de l'Association des maires de France (AMF) le 24 novembre 2011 à Paris [Mehdi Fedouach / AFP/Archives]

Le 97e congrès des maires de France s'ouvre le 25 novembre dans un climat tendu.

 

Réforme territoriale, baisse des subventions... Le 97e Congrès des maires de France s’ouvre ce mardi à Paris dans un contexte tendu. Les édiles ont en effet l’intention de profiter de cet événement pour faire entendre leur «ras-le-bol». D’un côté, les recettes des communes ne cessent de diminuer: les collectivités territoriales n’ont pas été épargnées par la course aux économies à la tête de l’État. D’ici à 2017, leurs dotations seront réduites de 12,5 milliards d’euros. 

Difficile à encaisser quand, de l’autre côté, les charges des collectivités ont augmenté de 1,3 milliards d’euros en 2013, selon un rapport de la Cour des comptes. En cause, la revalorisation salariale de la grande masse des fonctionnaires locaux, mais également la réforme des rythmes scolaires, très couteuse pour les mairies. 

Autre grief des communes à l’égard de l’exécutif, la réforme territoriale, qui remet en cause les compétences des collectivités. Aux yeux de deux édiles sur trois, cette réforme n’est pas un progrès pour la décentralisation, selon le Baromètre 2014 du Courrier des maires.

 

Le lien social, ciment des communes

Malgré ce sombre tableau, les maires  gardent une part d’optimisme, constatant notamment une amélioration du la vie locale dans leurs communes. Un tiers d’entre eux considèrent en effet que le lien social s’est développé dans leur ville au cours des dix dernières années, d’après un sondage CSA pour la Française des Jeux publié aujourd’hui. Une proportion qui monte à plus de la moitié (54%) chez les maires de communes de plus de 10 000 habitants.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles