Que sait-on de l'agresseur de Joué-lès-Tours ?

Capture d'écran de la page Facebook de l'agresseur présumé de trois policiers à Joué-lès-Tours

On commence à en savoir plus sur l'agresseur des policiers de Joué-lès-Tours, abattu samedi par les forces de l'ordre.

 

Né Bertrand Nzohabonayo, au Burundi et converti à l'Islam

Arrivé à Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire, il y a quelques années, de parents séparés, ce jeune costaud et plutôt sportif avait pris le prénom de Bilal lors de sa conversion à l'islam, a dit à l'AFP un de ses proches qui a requis l'anonymat. "Apparemment il naviguait entre des membres de sa famille", a dit samedi le procureur de la République de Tours, Jean-Luc Beck.

 

Quelques antécédants

Bertrand Nzohabonayo était connu pour des affaires de petite délinquance, trafic de stupéfiants, extorsion, vol à l'étalage et recel, selon une source proche du dossier.

 

Des photos du drapeau de l'EI sur sa page Facebook

Plusieurs spécialistes de l'antiterrorisme ou des groupes jihadistes lui attribuent un compte Facebook dont la photo de profil est, depuis jeudi seulement, le drapeau de l'organisation Etat islamique (EI) qui mène le jihad en Syrie et en Irak.

Plusieurs textes et slogans inspirés de l'islam radical sont aussi postés sur cette page. Sur les photos de lui qui circulent sur les réseaux sociaux, on distingue un jeune souriant au crane rasé et au collier de barbe noire fourni mais sans moustache.

 

Trois policiers blessés durant l'agression

Le jeune homme s'est présenté samedi en début d'après-midi au commissariat de Joué-lès-Tours armé d'un couteau, blessant grièvement deux policiers tandis qu'une autre policière était plus légèrement atteinte, selon le ministère de l'Intérieur. Il a crié "Allahou Akbar", Dieu est le plus grand en arabe, durant son agression, selon les premiers éléments de l'enquête, menée par la section antiterroriste du parquet de Paris. Celle-ci s'oriente, a précisé une source proche du dossier, vers un attentat "motivé par l'islamisme radical".

Les policiers, auxquels les autorités ont apporté leur soutien, l'ont ensuite tué par balles.

 

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