Nouveau préavis de grève chez EasyJet pour le 31 décembre et le 1er janvier

Un avion de la compagnie aérienne EasyJet, photo d'illustration. [Jacques Demarthon / AFP / Archives]

Le trafic de la compagnie aérienne low-cost EasyJet enregistrait vendredi 26 décembre peu de perturbations du fait de la grève des hôtesses et stewards, avec 38 vols annulés sur la journée, mais les syndicats ont annoncé un nouveau mouvement pour le Réveillon de fin d'année.

 

"Un nouvel appel à la grève a été communiqué à la compagnie aujourd'hui pour le 31 décembre à partir de 00h01 jusqu'au 1er janvier à 23h59", a indiqué à l'AFP Laurent Nicolas, délégué syndical du SNPNC-FO, syndicat majoritaire, précisant que le deuxième syndicat, l'Unac était là encore associé au mouvement.

Pour vendredi, le syndicaliste a évoqué une mobilisation des hôtesses et stewards "sous contrat français aux alentours de 80%, voire 90% pour la base de Lyon".

Il a précisé ne pas avoir connaissance d'annulations de vols "à chaud".

La compagnie aérienne à bas coût avait fait savoir plus tôt que, parmi les 185 vols opérés par des équipages français dans la journée, 38 ont été affectés, touchant notamment l'aéroport de Lyon, où huit vols au départ ont été annulés ainsi que huit à l'arrivée, soit 35% des vols.

Selon un porte-parole, le trafic était ainsi conforme aux prévisions après l'appel à la grève du SNPNC-FO et de l'Unac pour exiger de meilleures conditions de travail.

Au total 1.200 vols sont programmés pour la journée par la compagnie. EasyJet a limité les annulations en faisant venir des équipages de Grande-Bretagne notamment, "sur la base du volontariat", a indiqué le porte-parole. "C'est une façon de casser la grève", a commenté Eric Cunnac, responsable de l'Unac.

M. Nicolas a lui aussi dénoncé "l'envoi massif d'hôtesses et stewards depuis l'étranger et notamment le Royaume-Uni par un vol spécial" qui s'est déroulé jeudi, les navigants étant "motivés par une prime pouvant aller jusqu'à 110 livres sterlings pour la journée" (environ 140 euros).

La principale revendication des syndicats porte sur l'organisation des plannings mensuels, certes édités à l'avance (le 17 du mois précédent), mais "de moins en moins respectés", avec des modifications d'horaires "du jour au lendemain", au détriment de la vie privée des personnels.

"Aujourd'hui nous sommes à flux tendus (...) dès qu'ils prennent des personnels sur un autre équipage, cela a un effet domino sur les autres vols", explique M. Cunnac.

Les syndicats s'insurgent aussi contre la prise en compte d'un nouveau critère, la "satisfaction" du client, dans l'attribution d'un bonus annuel, arguant que le plus gros de la satisfaction du passager est généré par le traitement qu'il reçoit au sol (enregistrement, contrôle de sécurité) assuré par des prestataires.

"Notre bonus sous formes d'actions de la compagnie, déjà ridiculement bas, va baisser en avril de 25%", affirme le délégué.

Le SNPNC-FO (majoritaire) et l'Unac avaient appelé à une grève les 25 et 26 décembre, mais aucun vol n'était prévu le 25.

 

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