M.P. de la Gontrie : "une d'égalité des territoires"

La socialiste Marie-Pierre de la Gontrie brigue la présidence du conseil régional. La socialiste Marie-Pierre de la Gontrie brigue la présidence du conseil régional. [DR]

Année politique cruciale pour l’Ile-de-France. Alors que les élections régionales devraient se dérouler en décembre prochain, Marie-Pierre de la Gontrie (PS) a annoncé son intention de se présenter. La première vice-présidente au conseil régional pourrait d’abord participer à une primaire face au président sortant, Jean-Paul Huchon, qui ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat. L’enjeu est de taille pour conserver la région à gauche.

 

Pourquoi vous portez-vous candidate pour les régionales ?
 
Il y a une vraie attente de renouvellement de la part des électeurs. Nous l’avons constaté le soir des municipales et il faut le prendre en compte pour ne pas être battus par la droite. La transition peut s’effectuer de façon très fluide, comme cela a été le cas pour Anne Hidalgo avec Bertrand Delanoë, à Paris, ou pour Martine Aubry avec Pierre Mauroy, à Lille.
 
 
Votre démarche ne va-t-elle pas affaiblir la gauche ?
 
Nous avons au Parti socialiste un système démocratique interne qui fait partie de notre ADN. D’autant que je ne suis pas lancée dans une aventure solitaire. Ma démarche est collective et cela doit être menée en bonne intelligence avec l’exécutif sortant. 
 
 
Valérie Pécresse (UMP) tacle régulièrement la gestion des caisses de la région. En tant que première vice-président chargée des finances, que lui répondez-vous ?
 
Valérie Pécresse a été ministre du Budget suffisamment longtemps et a laissé des finances publiques dans un état suffisamment désastreux pour réfléchir à deux fois pour donner des leçons budgétaires. Son seul horizon est la réduction des dépenses, en arrêtant par exemple d’intervenir dans une série de domaines comme la lutte contre les inégalités sociales et territoriales, les politiques de la ville, la culture ou le sport. Il est important de faire comprendre la différence entre une région de gauche et une région de droite. 
 
 
Selon vous, quel rôle jouera la région avec le Grand Paris ?
 
Le conseil régional devra surtout veiller à la préservation de l’égalité des territoires. Il ne faut surtout pas laisser de côté les Franciliens qui vivent en grande couronne et qui seront en dehors de la future métropole. Le Grand Paris a besoin de la région pour réussir. Tout le monde doit être gagnant.
 
 
Les transports et la pollution seront au cœur de la campagne…
 
Oui, et cela commence par faire du passe Navigo un titre universel, pouvant servir pour tous les transports, y compris Autolib’. Il faut aussi développer les modes de déplacements alternatifs à la voiture particulière. Les Franciliens sont conscients du problème de pollution de l’air. A nous de leur faire des propositions.
 
 
Même en grande couronne, où la voiture est très utilisée ?
 
Effectivement, et c’est pour cela qu’il faut continuer à développer le maillage d’Autolib’, le covoiturage, d’envisager de créer des voies réservées aux véhicules électriques. L’important est de privilégier l’incitation, pas les contraintes.
 

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