Social : les routiers cherchent à qui parler

La mobilisation des routiers, qui dure depuis dimanche dernier, a en revanche perdu de la vigueur sur le terrain.[AFP]

Le conflit routier s'enlise, et les syndicats cherchent à faire entendre leux voix au sommet de l'Etat.

 

Ils ne sont pas parvenus à trouver d’interlocuteur. Alors qu’ils souhaitaient reprendre jeudi matin des négociations arrivées au point mort, l’intersyndicale des routiers (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC) n’a pas été rejointe, à la Direction générale du travail, par les fédérations patronales du secteur.

Malgré la pression mise la veille par le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, les patrons ont donc opté pour la stratégie de la chaise vide, provoquant la colère des syndicats.

Ces derniers, mécontents des 2% de hausse de salaires proposés, sont donc partis en quête d’une entrevue avec le Premier ministre, Manuel Valls. En vain, puisque le gouvernement souhaite laisser ce dossier entre les mains d’Alain Vidalies.

Ayant tenté, là encore sans succès, de se rendre au siège du Medef, les syndicalistes prévoyaient dans la soirée d’en référer au chef de l’Etat. L’intersyndicale devait ainsi à se rendre à l’Elysée pour demander à y être reçue.

La mobilisation des routiers, qui dure depuis dimanche dernier, a en revanche perdu de la vigueur sur le terrain. Elle n’a en effet provoqué hier que de faibles perturbations sur les routes, situées principalement dans le Nord et près de Bordeaux.

 

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