Être payé pour aller au travail en vélo

Prendre son vélo pour aller au travail contre une indemnité ? [Domaine public]

Et si les salariés délaissaient la voiture ou les transports en commun pour se rendre au travail en vélo contre une rémunération ? Cette indemnité kilométrique testée pendant six mois par des employés a connu des résultats encourageants, d'après le ministère de l'Ecologie.

 

Du 1er juin au 1er novembre, plus de 8.000 salariés travaillant dans dix-huit entreprises volontaires ont expérimenté l'"indemnité kilométrique vélo". Et les résultats dévoilés vendredi 23 janvier par Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et Alain Vidalies, secrétaire d'Etat chargé des Transports, sont positifs : la proportion des déplacements effectués à vélo a augmenté de 50% dans ces entreprises.

Le nombre total d'employés utilisant plus ou moins régulièrement le vélo pour se rendre au travail est ainsi passé de 200 à 419. En contrepartie, les employés cyclistes ont reçu une indemnité de 25 centimes net par kilomètre parcouru, soit un coût de 40 à 43 centimes pour l'employeur en incluant les cotisations. A noter qu'il n'était pas possible pour les salariés de cumuler le remboursement de l'abonnement aux transports en commun et cette indemnité.

 

Les avantages de ce système

Les bénéficiaires de l'indemnité kilométrique observent plusieurs avantages à recourir au vélo pour leur déplacement. D'une part le revenu supplémentaire qu'elle apporte, mais aussi les bienfaits sur la santé. Le rapport du ministère note une division par deux du nombre de personnes en situation d'insuffisance d'activité physique parmi les bénéficiaires.

 

Les limites

Si les entreprises tests n'ont pas connu de difficulté particulière pour la vérification des distances parcourues, le manque de stationnement pour les vélos a été évoqué comme l'une des limites du système. La météo et les impacts sur le temps de travail ont également été notés comme des freins à l'usage du vélo.

Cependant, d'après les conclusions de l'ADEME, les nouveaux cyclistes qui ont accepté de participer étaient majoritairement des usagers des transports en commun, et non des automobilistes. 

 

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