Procès Bettencourt : audience suspendue pour une question de procédure

Patrice de Maistre en compagnie de Liliane Bettencourt.[AFP Archives]

Le premier procès de "l'affaire Bettencourt", qui s'est ouvert lundi à Bordeaux, a été suspendu jusqu'à mardi matin, le temps pour le tribunal d'examiner une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par les avocats de la défense. ​Le procès  s'est ouvert  par un coup de théâtre : l'annonce de la tentative de suicide, à l'issue encore incertaine, de l'ancien infirmier de Liliane Bettencourt, Alain Thurin.

 

Les défenseurs des deux principaux prévenus, Patrice de Maistre, ex-gestionnaire de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt, et le photographe François-Marie Banier, son confident, ont déposé cette Question prioritaire de constititionnalité (QPC) autour de la notion de "blanchiment" d'argent dont doivent répondre leurs deux clients, également poursuivis pour "abus de faiblesse" au détriment de la richissime héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal.

L'audience doit reprendre mardi à 09h15.

 

Tentative de suicide de l'ancienne infirmier de Liliane Bettencourt.

Alain Thurin, 64 ans, "aurait tenté d'attenter à ses jours" dimanche après-midi en se pendant dans un bois près de son domicile, dans l'Essonne, a annoncé peu après l'ouverture du procès le procureur adjoint Gérard Aldigé.

"Nous ne savons pas s'il est mort ou vivant", a précisé le président du tribunal, Denis Roucou. Poursuivi pour "abus de faiblesse" au détriment de la milliardaire, l'ancien infirmier de Mme Bettencourt n'avait pas d'avocat pour le représenter au procès.

Au total, dix personnes sont poursuivies dans le premier volet de ce dossier tentaculaire.

Parmi les principaux prévenus figurent Patrice de Maistre, ancien gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ainsi que le photographe François-Marie Banier, confident de la milliardaire. Ils sont tous deux poursuivis pour "abus de faiblesse" et "blanchiment" au détriment de la vieille dame, délits passibles chacun d'une peine maximale de trois ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende.

L'ancien ministre UMP Eric Woerth était lui aussi sur le banc des prévenus lundi. Il est accusé de "recel" d'une somme que lui aurait remise Patrice de Maistre alors qu'il était trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

L'ancien président avait lui-même été mis en examen au printemps 2013 dans ce dossier mais a depuis bénéficié d'un non-lieu.

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