Meurtre d'Océane : l'accusé exprime ses remords en appel

Nicolas Blondiau a exprimé ses "remords" à son procès en appel.[©AFP]

Nicolas Blondiau, condamné en 2013 à la perpétuité incompressible pour le viol et le meurtre, en 2011, d'Océane, 8 ans, dans le Gard, a exprimé aux parents de la fillette "tous" ses "remords", jeudi à l'ouverture de son procès en appel.

 

"Je sais que ça ne va pas les (les parents d'Océane, ndlr) soulager mais si j'ai fait appel, c'est pour leur dire tous mes remords et tous mes regrets", a déclaré d'une voix chevrotante Nicolas Blondiau, 28 ans, vêtu d'un jean et d'un blouson noir. "Ce que j'ai fait, je ne voulais pas le faire. J'étais pris de panique, je ne sais pas ce que je faisais", a-t-il ajouté.

 

Il n’avait jamais exprimé ses remords

Même s'il avait reconnu les faits, jamais Nicolas Blondiau n'avait exprimé aussi clairement des remords lors de son procès en première instance, devant la cour d'assises de Nîmes en décembre 2013.

Lors de ce procès, "assommé de médicaments", selon son avocat Jean-Pierre Cabanes, l'accusé s'était borné à expliquer d'une voix inaudible son geste par "une pulsion". Il avait rechigné à raconter le déroulement des faits, malgré les supplications des parents d'Océane, oscillant entre douleur et colère.

 

La mère d’Océane a témoigné

L'accusé est resté jeudi tête baissée pendant la sélection des neuf jurés, quatre femmes et cinq hommes, et la lecture du résumé des faits.

La mère d'Océane, visage crispé par la douleur, a indiqué qu'elle souhaitait témoigner. Le père de la fillette, le corps secoué par des tremblements, a décliné l'invitation du président de la cour d'assises, Luc Barbier, à s'exprimer au cours des débats.

 

Perpétuité réelle pour l’accusé

Blondiau avait été condamné à la perpétuité réelle pour avoir violé, étouffé et poignardé à quatre reprises dans la région du cœur Océane, 8 ans.

La fillette avait disparu en allant chercher un jeu vidéo le soir du 5 novembre 2011 chez un ami de la famille qui habitait à 160 m de son domicile, dans le quartier ancien de Bellegarde.

Son cadavre avait été retrouvé le lendemain, au pied d'un olivier, sur le chemin d'accès à un mas à trois kilomètres du village.

 

Le verdict attendu vendredi

En garde à vue, Nicolas Blondiau, un habitant de Bellegarde père de trois enfants dont un nourrisson, avait avoué avoir enlevé l'enfant, qu'il connaissait, sous l'emprise d'une importante consommation d'alcool et de stupéfiants.

La première journée d'audience est consacrée à l'étude de personnalité de l'accusé, puis à l'examen des faits avec les dépositions des officiers de police judiciaire, des médecins légistes et d'un expert en analyse génétique.

Le verdict est attendu vendredi en fin de journée.

 

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