Marseille : "tirs de kalachnikov" contre la police

Des membres du GIPN, le 19 mars 2013 à Marseille.[Anne-Christine Poujoulat / AFP/Archives]

Une opération de police était en cours lundi en fin de matinée dans une cité des quartiers nord de Marseille où des riverains ont signalé des "tirs de kalachnikov en l'air", qui n'auraient fait aucune victime, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Des policiers ont essuyé des tirs lundi à leur arrivée dans une cité des quartiers nord de Marseille où ils avaient été appelés par des riverains signalant des "tirs de kalachnikov en l'air", a indiqué le directeur de la sécurité publique Pierre-Marie Bourniquel.

"Nous avons été rafalés à notre arrivée sur place", a déclaré à l'AFP M. Bourniquel, qui était dans l'une des trois voitures prises pour cible et "clairement idenfiées comme étant des voitures de police", précisant que personne n'a été blessé.

Cette opération intervient le jour de la visite à Marseille du Premier ministre Manuel Valls, accompagné du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et de celle de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, un visite dominée par les thèmes de la sécurité et de l'éducation.

 

Des "tirs de kalachnikov en l'air" signalés par les riverains

Selon un photographe de l'AFP, des hommes du GIPN sont entrés vers midi à bord d'un véhicule blindé dans la cité de la Castellane (16e arrondissement), haut lieu du trafic de stupéfiants, où des riverains avaient signalé plus tôt dans la matinée "des tirs de kalachnikov en l'air" qui n'auraient fait "aucune victime", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. 

"Nous avons distinctement entendu les détonations et un commandant a vu des impacts à un mètre de lui", a ajouté M. Bourniquel, écartant cependant l'idée qu'il puisse avoir été visé personnellement.

 

Les enfants sous protection

Les enfants de la crèche de la cité ont été déplacés dans une école voisine, selon cette même source proche de l'enquête. Des tensions ont eu lieu entre les parents qui souhaitaient récupérer leurs enfants et les forces de l'ordre, bloquant l'accès, selon le photographe de l'AFP.

L'opération de police est dirigée sur place par Pierre-Marie Bourniquel, directeur départemental de la sécurité publique. Cette Direction départementale (DDSP) a fermement démenti que celui-ci ait été pris pour cible, comme l'ont dit certains médias.

Des CRS devraient se déployer "dès lundi" et rester plusieurs jours dans cette cité, haut lieu du trafic de stupéfiants, où un homme de 25 ans a été abattu d'une balle dans la tête le 15 janvier dans un règlement de comptes, a également affirmé M. Bourniquel.

 

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