Première visite de Manuel Valls à Marseille en tant que Premier ministre

Manuel Valls, flanqué de Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem, est à Marseille pour deux jours.[AFP]

Des policiers ont été visés par des tirs de kalachnikov, qui n'ont pas fait de blessés, lundi à la mi-journée dans la cité de la Castellane à Marseille, juste avant une visite de Manuel Valls destinée à vanter "d'excellents" résultats contre la délinquance.
 

 

Cette opération intervient le jour de la visite à Marseille du Premier ministre, accompagné du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, une visite dominée par les thèmes de la sécurité et de l'éducation.

Le chef du gouvernement, venu de nombreuses fois dans la deuxième ville de France lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, y effectue son premier retour depuis son arrivée à Matignon.

Selon le programme initial, il doit, dans un discours devant les forces de l'ordre (16H00), puis lors d'une conférence de presse commune avec M. Cazeneuve, présenter un bilan de la lutte contre la délinquance à Marseille.

Dans une interview à La Provence publiée en amont de sa visite, le Premier ministre s'est réjoui d'un "recul significatif de la délinquance", en citant une baisse des vols à main armée de 30% en deux ans, une diminution des violences physiques contre les personnes de 20%, et des saisies records de stupéfiants et d'armes.

Quant à la politique "de reconquête des territoires", qui voit la police mener des opérations tournantes de plusieurs semaines destinées à assurer une présence renforcée dans une quarantaine de cités, "elle n'est pas terminée", mais elle "a déjà donné des résultats spectaculaires", affirme-t-il.

Manuel Valls, qui doit effectuer dans l'après-midi une visite à pied dans le centre-ville, dans le quartier de Noailles, a rendu au passage hommage aux "excellents résultats" de Christian Sainte, le patron de la police judiciaire marseillaise, nommé à la tête d'une PJ parisienne secouée par des scandales.

 

"Caricatures" et "raccourcis"

Mais le Premier ministre, qui souhaite s'attaquer aux "caricatures" et aux "raccourcis" dont serait victime Marseille, entend étendre son message au-delà de la sécurité. "On ne peut faire avancer les choses que sur le temps long et en ayant une vision globale", plaide son entourage.

"Marseille doit faire l'objet de la plus grande attention de la part de l'Etat", selon le chef du gouvernement, qui promet "encore plus de moyens à Marseille, notamment pour l'école, la vie associative, le développement économique et l'emploi".

Ce volet, le Premier ministre devrait le développer lundi soir en visitant l'espace culturel de La Friche dans le quartier populaire de la Belle de Mai. Mais aussi mardi matin, au côté de Najat Vallaud-Belkacem et de Myriam El Khomri, secrétaire d'Etat à la Ville. Manuel Valls assistera à un "point d'étape" sur le pacte de cohésion sociale lancé pour Marseille fin 2013, avant de se pencher sur le dispositif "bacheliers méritants", à l'occasion d'une visite de lycée.

Le Premier ministre devrait également revenir sur la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, dont le gouvernement a fait une de ses grandes causes nationales.

Le déplacement est en effet censé commencer (vers 14H30) par une visite puis un discours au camp d'internement et de déportation des Milles, près d'Aix-en-Provence, un des pires symboles de la Collaboration durant la Seconde Guerre mondiale.

Manuel Valls devrait aussi rendre visite en fin d'après-midi au sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin. "Nous devons bâtir un partenariat. Il y a eu des désaccords, sur les rythmes scolaires, par exemple. Ils sont en voie d'apaisement, je le souhaite. Nous sommes capables d'avancer", a-t-il plaidé dans La Provence.

 

 

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