Coulibaly aurait vu Chérif Kouachi la nuit du 6 au 7 janvier

Les gardes à vue des trois membres de l'entourage d'Amédy Coulibaly ont été prolongées. [FRENCH POLICE / AFP]

Les gardes à vue de trois membres de l'entourage d'Amédy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats de Paris début janvier, ont été prolongées mercredi, alors que celle d'une gendarme interrogée depuis lundi a été levée, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Parmi les trois hommes figure le compagnon de cette femme, un proche d'Amédy Coulibaly, actuellement écroué dans un dossier de droit commun.

La jeune militaire, convertie à l'islam, avait été suspendue de ses fonctions début février. Elle était en poste au fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le Canard enchaîné avait révélé que son compagnon avait pu entrer dans la caserne grâce à elle.

 

"Un gros malentendu"

Selon une source au sein de la gendarmerie, la suspension était liée "à ses visites en prison" à son compagnon et des lettres qu'elle avait portées à son ami.

Elle "n'a rien à voir avec tout ça. Il y a un gros malentendu. Elle compte s'expliquer devant les policiers", avait affirmé lundi à l'AFP son avocate, Daphné Pugliesi.

 

Quatre hommes déjà arrêtés fin janvier

Les gardes à vue des trois hommes interrogés depuis lundi peuvent durer en théorie jusqu'à 96 heures.

La piste des soutiens logistiques dont a pu bénéficier Amédy Coulibaly a déjà permis aux enquêteurs d'arrêter fin janvier quatre hommes parmi ses connaissances, les seules personnes mises en examen jusqu'ici dans l'enquête sur les attentats, qui ont fait 17 morts en plus des trois tueurs.

 

Contacts entre Amédy Coulibaly et Chérif Kouachi

Les enquêteurs pensent aussi avoir mis au jour des contacts entre Amédy Coulibaly et Chérif Kouachi dans les heures ayant précédé l'attaque contre Charlie Hebdo. Les recherches téléphoniques semblent ainsi établir que le premier a rendu visite au second dans la nuit du 6 au 7 janvier à Gennevilliers, ville des Hauts-de-Seine où vivait Kouachi.

Le lendemain matin, un peu plus d'une heure avant que Chérif et Saïd Kouachi ne tuent 12 personnes lors de l'attaque à l'arme de guerre contre le siège de l'hebdomadaire satirique, un SMS a été envoyé depuis un portable dans la zone du domicile de Gennevilliers vers une des treize lignes de Coulibaly, selon une source proche du dossier.

 

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