La proposition de loi sur la fin de vie adoptée

Le vote dans l'hémicycle a été perturbé par un bref incident. [JOEL SAGET / AFP]

Issue de deux années de rapports et de consultations, elle avait provoqué de longs débats passionnés. Mais la proposition de loi sur la fin de vie a finalement été largement adoptée mardi en première lecture à l’Assemblée nationale, par 436 voix contre 34.

 

Comme prévu, les écologistes et les radicaux de gauche se sont majoritairement abstenus, tandis que certains élus UMP, minoritaires dans leur camp, ont voté contre. Preuve de la sensibilité du sujet, le scrutin a été perturbé par des inconnus ayant jeté depuis les tribunes, sur des députés de la majorité, des bouts de papier avec inscrit "Non à l’euthanasie".

Ce texte, porté par Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP), ne permet ni euthanasie, ni suicide assisté, mais prévoit d’autoriser les patients en phase terminale à choisir la "sédation profonde et continueé, c’est à dire l’endormissement jusqu’à la mort. Il rend également les "directives anticipées" contraignantes pour les médecins.

 

Remplacer la précédente loi de 2005

Ces nouvelles dispositions, qui viendront remplacer la précédente loi de 2005, sont néanmoins considérées comme insuffisantes par une partie de la gauche et les associations favorables à l’euthanasie.

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