Directeur d'école pédophile : Vallaud-Belkacem réagit

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale [©N.REVELLI-BEAUMONT/SIPA POUR DIRECT MATIN ]

Mercredi 25 mars, un directeur d'école exerçant en Isère était mis en examen pour "viols aggravés, agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans et acquisition et détention d'images pédopornographiques". Une affaire qui fait grand bruit notamment en raison du passé judiciaire de l'homme qui avait déjà été condamné . La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem a réagi.

 

Selon la Ministre, l'Education nationale n'avait pas été mise au courant de la précédente condamnation du directeur d'école. Elle estime qu'un dysfonctionnement est à l'origine de cette omission.

L'homme avait été condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis, avec mise à l'épreuve de deux ans et obligation de soin pour "recel de bien provenant de la diffusion d'images d'un mineur à caractère pornographique".

 

Ouverture d'une enquête administrative

A la fin du mois d'avril, un rapport conjoint entre le ministère de l'Education national et celui de la Justice sera rendu pour mettre en lumière les raisons de ce dysfonctionnement. "Les manquements éventuels seront sanctionnés" révèle Najat Vallaud-Belkacem au Parisien.

 

Vingt-trois plaintes

Vingt-trois plaintes ont été déposées à l'encontre de ce directeur par des enfants scolarisés à Villefontaine. De son côté, l'homme, âgé de 45 ans, a reconnu les faits pour neuf élèves.

 

Mensonges

Interrogée par le Dauphiné Libéré, l'épouse du directeur dit culpabiliser car elle "n'a rien vu". Elle qualifie les faits qui sont reprochés à son mari de "intolérable, horrible, brutal".

Elle admet également qu'au moment de sa première condamnation, son époux lui a menti, prétextant que c'était d'autres internautes qui avaient visionné des images pédopornographiques à cause de leur réseau wifi non sécurisé.

 

Une marche silencieuse

Ce samedi après-midi, les habitants de Villefontaine, ville de 18.000 habitants située à 25km au sud-est de Lyon, ont participé à une marche silencieuse en soutien aux enfants victimes. La marche qui s'est tenue "sans slogan ni banderole" s'est achevée devant l'école primaire du Mas de la Raz où exerçait le directeur. Elle a rassemblé 1.000 personnes.

 

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