Un couple poursuivi pour coups mortels sur leur fille de deux ans

[JACQUES DEMARTHON / AFP / Archives]

Les deux jeunes parents d'une fillette de deux ans et demi, morte à Toulouse en début de semaine à l'hôpital, devaient être présentés vendredi soir à un juge en vue de leur mise en examen, a-t-on appris auprès du parquet de Toulouse.

 

L'autopsie de la fillette a révélé que la mort avait été provoquée par un hématome cérébral et "le légiste indique en première approche qu'il est lié à un coup volontaire", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau.

Le père, âgé de 27 ans, et la mère, âgée de 19 ans, devraient être poursuivis à ce titre pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a précisé le magistrat.

 

"Violences habituelles sur mineur"

Le parquet, qui requiert le placement en détention du couple, compte également demander au juge de les mettre aussi en examen pour "violences habituelles sur mineur de 15 ans", le corps de l'enfant "portant les stigmates de violences antérieures".

L'enfant âgée de 30 mois avait été hospitalisée mardi dans un état très grave, a-t-on appris de source policière. Les services hospitaliers avaient alerté le parquet quand ils avaient constaté qu'elle souffrait d'un important traumatisme crânien et avait aussi des traces de brûlures et d'hématomes sur le corps.

 

Le second enfant placé d'urgence

Les parents ont été interpellés dans le quartier du Mirail où ils résident et placés en garde à vue mercredi après-midi. Leur second enfant, un bébé de quatre mois, a fait l'objet d'un placement d'urgence, a précisé une source policière.

La fillette décédée avait réintégré sa famille le 20 janvier, après avoir été elle-même placée un moment par les services sociaux à l'écart de ses parents, a précisé le parquet.

 

Interrogations sur les capacités éducatives des parents

"Ce placement n'était pas lié à des violences, mais le très jeune âge de la mère et le mode de vie non stabilisé du couple interrogeaient sur leur capacité éducative", a indiqué M. Couilleau, sans vouloir donner de précisions sur la nature des difficultés de cette famille.

"L'enfant n'avait réintégré sa famille qu'après des évaluations positives des services sociaux", a-t-il ajouté.

 

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