A Calais, 5.000 personnes pleurent la petite Chloé

5.000 personnes ont marché à Calais en souvenir de Chloé.[PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Environ 5.000 personnes se sont rassemblées jeudi soir pour une marche blanche à Calais en mémoire de la petite Chloé, enlevée, violée et tuée mercredi.

 

L’émotion était palpable dans les rues de Calais lors de la marche blanche à la mémoire de la petite Chloé, 9 ans, enlevée, violée et tuée mercredi 14 avril. "On a compté environ 5.000 participants à la fin de la manifestation", qui avait débuté vers 18H00, a indiqué un porte-parole de la préfecture du Pas-de-Calais.

Avant le départ de la marche, la maire de la ville, Natacha Bouchard (UMP), qui avait appelé à ce rassemblement jeudi matin via son compte Twitter a pris la parole devant l’Hôtel de Vile : "Chloé n'était qu'une enfant, Chloé n'était que joie. Aujourd'hui, nous pleurons tous une enfant qui ne voulait que vivre. Comment affronter notre douleur ?", a-t-elle lancé à la foule réunie.

"Nous exprimons ensemble la douleur qui nous accable. Un destin terrible et injuste a fauché cette enfant qui ne nous sera jamais rendue", a-t-elle poursuivi.

 

Une foule émue et silencieuse

La foule émue a ensuite entamé en silence la marche en direction du quartier où Chloé a été enlevée, à quelques dizaines de minutes à pied du centre-ville.

En tête de la marche, la famille de Chloé, très émue, portait des t-shirts à l’effigie de la petite fille. Emprunt de dignité, le cortège, composé de nombreuses familles et enfants, a gardé le silence.  Les visages fermés, le recueillement et des roses jaune pâle ont accompagné les participants. Une seule banderole a été brandie, « Repose en paix » .

 

Les mots de la maman

Le cortège est passé devant le domicile de l’enfant, une barre d’immeubles HLM de petite taille, proche du square où Chloé a été enlevée avant de défiler jusqu’à l’école de Chloé.

"Ma vie ne pouvait pas continuer mais je le fais pour elle (Chloé)", a déclaré Isabelle, la mère de la fillette, de retour devant l’Hôtel de Ville pour clôturer la marche.

Ainsi se terminait une journée douloureuse durant laquelle le procureur de la République Jean-Pierre Valensi avait annoncé que le suspect, un ressortissant polonais de 38 ans, avait avoué le meurtre de Chloé.

 

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