Guadeloupe : Hollande inaugure le Mémorial ACTe

Le Mémorial ACTe, centre caribéen d'expressions et de mémoire de la traite et de l'esclavage, conçu par l'Atelier BMC et l'architecte Marc Mimran[NICOLAS DERNE / AFP]

François Hollande a inauguré dimanche à Pointe-à-Pitre le Mémorial ACTe, centre caribéen d'expressions et de mémoire de la traite et de l'esclavage, au son grave des tambours et des conques, avec lesquels communiquaient les esclaves.

 

Le chef de l'État a coupé le ruban tricolore, sous un jeu d'ombre et de lumière distillé par le treillage métallique qui coiffe le bâtiment, entouré des ministres Ségolène Royal (Écologie), Christiane Taubira (Justice), Fleur Pellerin (Culture), George Pau-Langevin (Outre-mer), Annick Girardin (Francophonie), du président de l'Assemblée Claude Bartolone, ainsi que du président de la région Guadeloupe Victorin Lurel et du maire de Pointe-à-Pitre Jacques Bangou.

Le président est ensuite entré dans le bâtiment, passant d'abord devant une sculpture monumentale dans le patio central, un arbre métallique symbolisant le "poto mitan", pilier des cultures antillaises et métaphore des racines.

"Les oeuvres exposées, les faits restitués, les personnages rappelés et surtout le souvenir des femmes, hommes, enfants victimes de la traite nous font obligation de ne rien oublier et de lutter encore aujourd'hui pour la dignité humaine", a écrit M. Hollande dans le livre d'or, faisant part de son "émotion".

 

Le 10 mai, journée nationale de commémoration de la traite et de l'abolition de l'esclavage

M. Hollande avait déjà fait une visite très privée samedi soir en compagnie de M. Lurel, porteur du projet et ancien ministre des Outre-mer, de la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), Michaëlle Jean, et du président haïtien, Macky Sall, admirant ainsi les éclairages nocturnes qui donnent au Mémorial ACTe l'allure d'un phare à l'entrée de la baie de Pointe-à-Pitre.

La cérémonie d'inauguration devait ensuite se poursuivre avec des allocutions en présence d'une vingtaine de chefs d'État, dont ceux du Sénégal, du Mali, du Bénin et d'Haïti, ou chefs de gouvernement de tous les États de la Caraïbe. Élus, intellectuels, artistes, représentants de toutes les religions, chefs d'entreprise et simples citoyens ont aussi été conviés à ce 10 mai, journée nationale de commémoration de la traite et de l'abolition de l'esclavage, aux allures internationales cette année.

 

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