Libéré, le violeur se réinstalle près de chez sa victime

Le juge d'application des peines n'a pas jugé nécessaire d'ordonner une procédure d'éloignement contre l'homme de 61 ans pourtant récidiviste. [ [JACQUES DEMARTHON / AFP / ARCHIVES]]

Tout juste libéré après six mois de prison, un violeur s'est réinstallé à 150 mètres du domicile de sa victime, dans une commune de Seine-et-Marne. L'affaire crée le malaise.

 

Deux semaines après avoir appris, par courrier, la sortie de prison et le placement sous bracelet électronique de son violeur, Marylin G., une jeune mère de famille de 36 ans a éprouvé une pénible surprise. Son violeur a réinvesti son habitation à 150m de chez elle, dans un quartier de la commune du Croissy-Beaubourg, en Seine-et-Marne.  

Abattue, la jeune femme, exprime son indignation et sa peur sur les ondes d'Europe 1 : "Je pensais, qu'il y aurait quand même un éloignement géographique demandé. Comment la justice peut-elle autoriser des choses comme cela ? Je vis dans la crainte et la peur." Si la procédure d'éloignement n'a pas été retenue par le juge d'application des peines, l'homme a interdiction de rentrer en contact avec sa victime. Une mesure jugée insuffisante, surtout lorsque l'on sait que l'arrêt de bus qu'emprunte son fils pour se rendre à l'école est en face du domicile du violeur. 

 

Un récidiviste

L'homme, âgé de 61 ans, est un artisan, ami de la famille. En juillet 2010, venu faire des travaux, il agresse la jeune femme à son domicile. Quatre ans plus tard, en octobre 2014, il est condamné à cinq ans de réclusion dont deux ans ferme. Mais le sexagénaire n'effectue qu'un bref passage en prison. Grâce au système de remises de peine, il n'y reste que six mois.

L'homme n'en était pas à son coup d'essai. Il y a trente ans, en 1983, il avait été condamné à 12 ans de prison pour les viols, sous menace d'une arme blanche, de plusieurs élèves infirmières de l'Hôpital Trousseau.

 

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