La réforme du collège ne séduit pas les Français

La réforme du collège ne fait l'unanimité [Damien Meyer / AFP]

La réforme du collège et la refonte des programmes, menées de front dans un souci de cohérence selon le ministère de l'Education nationale, suscitent de vives critiques sur certains points, dont la suppression des options latin-grec et des classes bilangues. 61% des Français interrogés se disent contre la mise en place de cette réforme. 

 

Plébiscitée par la gauche

Si la réforme trouve grace aux yeux des sympathisants de gauche (62%), ils sont bien les seuls. Car sans surprise, 75% des sympathisants de droite se déclarent contre la réforme proposée par la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, attaquée avec virulence par les ténors de la droite depuis plusieurs jours. Ils sont toutefois 23% à se dire pour, dans un sondage Odaxa pour Itele. 

 

Vers la suppression de l'enseignement des langues anciennes 

Mais 67% des personnes se déclarant sans préférence partisane se disent elles aussi opposées au projet de la ministre, qui prévoit la suppression des options latin/grec et classes bilangues (deux langues étrangères en sixième, option dont 16% des élèves bénéficient). 

Ces options sont remplacées par une initiation aux langues et cultures de l'Antiquité et l'enseignement de deux langues étrangères dès la cinquième pour tous les collégiens (soit un an avant ce qui se fait actuellement).

 

Objectif : améliorer le niveau général des élèves

La réforme prévoit également d'accroitre l'autonomie des établissements et de favoriser l'interdisciplinarité (enseignement de plusieurs matières au sein d'une même leçon), des points clés du projet du ministère mais moins polémiques car plus abstraits aux yeux du grand public.

Le gouvernement promeut sa réforme en estimant qu'elle améliorera le niveau général des élèves, alors que les petits Français à la sortie du collège sont très mal classés dans les études internationales. La France est notamment le pays de l'OCDE où l'origine sociale des élèves a le plus d'influence sur leur destin scolaire.

Et pourtant, 67% des personnes issues des classes sociales les moins favorisées rejettent cette réforme, contre 58% issues des plus aisées.

La droite, mais aussi quelques personnalités de gauche, redoutent un nivellement par le bas, un argument qui semble porter auprès de l'opinion, selon ce sondage réalisé par internet les 13 et 14 mai auprès de 1.025 personnes représentatives de la population française âgées de plus de 18 ans.

 

 

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