Deux frères aux assises pour la mort de leur beau-père

La balance, symbole de la justice.[Philippe Huguen / AFP / ARCHIVES]

Deux frères comparaissent pour le meurtre de leur beau-père, qu'ils soupçonnaient de frapper leur mère. Une affaire dans laquelle le rôle des gendarmes est ambigü.

 

Assassinat ou correction ayant mal tourné ? A partir de ce mardi 26 mai, deux frères comparaissent devant les assises de Beauvais (Oise) pour le meurtre de leur beau-père. Le 30 juin 2009, leur mère avait appelé la police pour se plaindre de violences de la part de son compagnon. Prévenus par les gendarmes, les deux hommes âgés de 18 et 20 ans s’étaient alors rendus au domicile du concubin violent, à Orgeval (Yvelines), l’avaient ligoté, puis chargé dans leur véhicule. La victime avait été retrouvée morte le lendemain, sur un chemin agricole de l’Oise, littéralement rouée de coups.

Les deux frères, qui ont reconnu les faits depuis six ans, ont été tour à tour mis en examen pour meurtre, puis pour séquestration suivie de mort, pour finalement être jugés pour "coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Au-delà de leur culpabilité, c’est le rôle des autorités qui sera au coeur de l’instruction. Ce soir-là, alertés par la mère, les gendarmes avaient préféré prévenir les deux fils plutôt que placer le mari violent en garde à vue. Ils leurs auraient même recommandé de donner à leur beau-père "une petite correction nécessaire".

 

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