Gossip : l'appli polémique est de retour

La créatrice de Gossip assure que l'appli a été corrigée pour éviter les dérapages et le harcèlement. (Photo d'illustration)[CC / JESHOOTS / Pixabay]

Gossip, l'application controversée de diffusion de rumeurs, accusée de favoriser le harcèlement, notamment chez les jeunes, a été relancée après avoir été suspendue pendant plusieurs jours.

 

Malgré la polémique, l'application de rumeurs Gossip est à nouveau disponible. Face aux accusations de harcèlement et aux dérapages de certains utilisateurs, l'application avait été suspendue par sa créatrice Cindy Mouly, "le temps de mettre en place un système de modération plus élaboré".

Le principe de Gossip, qui n'est pas sans rappeler la série à succès Gossip Girl, est simple. L'appli permet aux utilisateurs de publier anonymement une rumeur sous forme d'un texte court (140 signes maximum), d'une photo ou d'une vidéo au sujet d'un de ses contacts. Les potins publiés apparaissent pendant dix seconde sur la page des utilisateurs une fois que ceux-ci ont cliqué sur la notification de nouveau message.

Dans sa version corrigée, Gossip demande désormais aux utilisateurs de certifier qu'ils sont bien âgés de plus de 16 ans.  

 

Polémique ravivée

Malgré la mise en place d'un nouveau système de modération, la polémique ne faiblit pas. Dans un communiqué, la FIDL réclame toujours la suppression de l'application. "Cette plateforme continue à banaliser le harcèlement et à l’instaurer comme une mode", dénonce ainsi le syndicat lycéen.

Et de souligner que les modifications de l'appli ne sont pas suffisantes : "La créatrice de l’application joue sur les mots et refuse d’accepter que le problème vienne bel et bien de son application".

Outre le syndicat, de nombreux internautes dénoncent également sur Twitter le retour de Gossip.

 

 

La créatrice se défend

De son côté, Cindy Mouly, a expliqué sur Europe 1 ce mercredi 10 juin qu'elle "mettait tout en place pour qu'il y ait moins de dérapages".

La créatrice a également indiqué avoir été "choquée par l'utilisation de mon application, par les propos diffamatoires, la perversion des utilisateurs". Tout en soulignant que ce n'est "pas l'idée qui n'est pas bonne mais la façon dont les utilisateurs utilisent l'application". 

 

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