Vincent Lambert : le CSA émet une mise en garde

Le CSA a rendu sa décision jeudi après-midi. [AFP / ARCHIVES]

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, saisi le 10 juin après la diffusion sur plusieurs chaînes de télévision d'une vidéo de Vincent Lambert sur son lit d'hôpital, a rendu sa décision jeudi 18 juin.

 

Les sages du CSA ont décidé d'adresser une mise en garde à quatre chaînes de télévision (BFMTV, LCI, M6 et TF1) qui ont diffusé la vidéo qui avait été rendue publique par des proches du jeune homme et de son comité de soutien. Quatre autres chaînes, qui avait également diffusé ces images, mais en floutant le visage de Vincent Lambert, ont reçu un courrier. Selon le CSA, cette vidéo, sans floutage et diffusée sans autorisation, est de nature à porter atteinte à l'intimité de la vie privée de l'intéressé.

Anticipant cette décision, les partisans du maintien en vie de Vincent Lambert n'ont pas manqué de rappeler que d'autres vidéos, diffusées avant le feu vert donné par la Cour européenne des droits de l'homme à l'interruption de l'alimentation et de l'hydradation du jeune homme, en état pauci-relationnel, avaient déjà été diffusées sans soulever de telles réactions.

La vidéo qui a fait l'objet de l'examen des membres du CSA a été tournée peu après la décision de la CEDH. On peut y observer Vincent Lambert semblant interagir par le regard avec son entourage. Si les partisans de l'interruption des soins estiment qu'il s'agissait là de réflexes, les membres de son entourage ont souligné en revanche qu'ils voulaient montrer ainsi que le jeune homme n'était pas dans un état végétatif, sous assistance médicale permanente.

 

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles