Retraites : nouveau rendez-vous en septembre

Des figurines représentant des salariés à côté du mot retraite [Philippe Huguen / AFP]

Patronat et syndicats, réunis lundi pour régler l'avenir financier des régimes de retraite complémentaire, ont confirmé que cette cinquième séance de négociation ne serait pas conclusive, les organisations syndicales évoquant un nouveau rendez-vous "en septembre".

 

Les syndicalistes (CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC), qui doivent discuter lundi des nouvelles propositions mises sur la table par le patronat (Medef, CGPME, UPA), ont tous exclu la possibilité d'un accord imminent avant même d'entamer la séance. Eric Aubin, de la CGT, a fait état d'une nouvelle réunion fixée à "début septembre". 

"Le Medef annonce en introduction que cette réunion du 22/06 ne sera pas conclusive", a de son côté indiqué dans un tweet la négociatrice CGT, Marie-José Kotlicki. "S'il faut prendre du temps pour avoir une chance d'avoir un accord, on reviendra", a pour sa part assuré le négociateur FO, Philippe Pihet, à son arrivée au siège du Medef. Il a évoqué les "positions trop éloignées" des partenaires sociaux.

 

Points de blocage

Les représentants syndicaux ont fait état de trois principaux "éléments de blocage": l'absence d'augmentation des cotisations patronales, les abattements temporaires et dégressifs "trop élevés" proposés par le Medef avant 65 ans et, pour la CFE-CGC et la CGT, la fusion de l'Agirc-Arrco. 

"Le principe de l'abattement est acceptable si il est limité", a déclaré Jean-Louis Malys (CFDT), "mais le Medef est dans une logique punitive. Il veut empêcher les salariés de prendre leur retraite à l'âge auquel ils y ont droit". Selon les propositions du Medef, à partir de 2019, un salarié arrêtant de travailler à 62 ans se verrait appliquer une décote de 30% la première année, de 20% la suivante et de 10% à 64 ans. Il bénéficierait d'une retraite à taux plein à 65 ans. "On ne veut pas entendre parler d'abattement tant que les entreprises ne font pas d'effort", a pour sa part indiqué Pascale Coton (CFTC), favorable à une décote dégressive de 5% maximum.

 

Un "accord interprofessionnel sur l'encadrement" réclamé

De son côté, Serge Lavagna (CFE-CGC) considère toujours que la fusion de l'Agirc-Arrco, souhaitée par le patronat, "ne peut pas être traitée aujourd'hui", avant d'en connaître les impacts sur le statut des cadres. Il réclame ainsi un "accord interprofessionnel sur l'encadrement".

L'Agirc (cadres) et l'Arrco (tous les salariés) ont vu leurs déficits respectifs se creuser à 1,985 milliard et 1,153 milliard l'année dernière. Si rien n'est fait, leurs réserves seront épuisées d'ici à 2018 pour l'Agirc, à 2027 pour l'Arrco. 

 

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles