Attentat en Isère : la femme du suspect dit tomber des nues

L'épouse du suspect a dit son incompréhension, décrivant "une vie de famille normale".[PHILIPPE DESMAZES / AFP]

"J'ai le coeur qui va s'arrêter", "je ne sais pas ce qui se passe": interrogée par Europe 1 avant son interpellation par la police, l'épouse du suspect arrêté pour l'attentat commis vendredi contre une usine en Isère, a dit son incompréhension, décrivant "une vie de famille normale".

 

"Je sais pas ce qui se passe là, j'allume la télé, qu'est-ce qui se passe ? Il a été arrêté ?", s'affole son épouse qui a été interpellée près de Lyon, selon une source judiciaire. "Il est parti au travail ce matin à 7h", raconte-t-elle, ajoutant que son mari "fait de la livraison (...) livre des cartons, des commandes, des choses comme ça".

"Hier (jeudi), il était au travail, il est rentré, normal. On a passé une nuit normale et puis le matin, comme d'habitude, il est parti au travail", explique-t-elle. "On est des musulmans normaux, on fait le ramadan. Normal. On a trois enfants, une vie de famille normale", résume-t-elle, ne voyant "pas l'intérêt ou pourquoi" il aurait fait ça.

 

Elle tente d'appeler son mari

Elle dit avoir appris "les mauvaises nouvelles" par sa belle-soeur. "Au journal, ils disent que c'est un acte terroriste, mais c'est pas possible. Moi, je le connais, c'est mon mari, on a une vie de famille normale", a-t-elle insisté.

Pendant la conversation, elle tente d'appeler son mari, en vain. "Et puis le ministre de l'Intérieur, pourquoi il ne m'a pas appelée moi?" "Qui je peux appeler pour qu'il me donne plus de renseignements, parce que là je ne comprends rien. J'ai peur de faire quoi que ce soit", ajoute-t-elle encore.

 

Fiché depuis 2006

Près de six mois après les attentats de Paris, qui avaient fait 17 morts, le corps d'un homme décapité a été retrouvé dans un site industriel de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), où deux personnes ont aussi été blessées dans une explosion. 

Le suspect de l'attentat, a été fiché de 2006 à 2008 par les services de renseignements pour "radicalisation" et était "en lien avec la mouvance salafiste", a affirmé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

 

 

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