Comment fonctionne le plan "Alerte Enlèvement" ?

Inspiré du plan "Amber Alert" aux Etats-Unis, le dispositif Alerte Enlèvement existe en France depuis le 28 février 2006.[AFP / ARCHIVES]

Le plan "Alerte Enlèvement" a été déclenché dimanche après la disparition de Rifki, un petit garçon de 4 ans, qui a été retrouvé depuis. Voici en quoi consiste ce dispositif.

 

Dimanche 16 août, le dispositif "Alerte Enlèvement" a été déclenché après la disparition de Rifki, 4 ans, dans l’espoir de le retrouver. L'enfant a finalement été retrouvé quelques heures plus tard dans un TGV à Libourne en Gironde.

Inspiré du plan "Amber Alert" aux Etats-Unis, créé au Texas en 1996 après l'enlèvement et l'assassinat de la petite Amber Hagerman, le dispositif Alerte Enlèvement existe en France depuis le 28 février 2006.

 

Mobiliser la population

Il consiste à lancer en cas de rapt d'enfant mineur une alerte via une cinquantaine de canaux de diffusion afin mobiliser la population dans les recherches. Radio, télévision, sites internet, panneaux de gare et d'autoroutes, panneaux d'affichage, gares SNCF sont ainsi mis à contribution. Même les 22.000 bornes de la Française des Jeux diffusent l'alerte qui contient des éléments de contexte et une description de l'enfant et de son éventuel ravisseur.

Seul le procureur de la République peut déclencher une telle procédure. Les premières heures étant cruciales à la survie de l’enfant, le but est de recueillir des témoignages susceptibles d’aider l’enquête. L’alerte est ainsi relayée par toutes les agences de presse, diffusée toutes les 15 minutes à la télévision. Et à chaque fois, un numéro spécial est mis en place par les autorités, le prénom et la photo de la victime sont aussi délivrés régulièrement.

 

100% de réussite

Alerte Enlèvement a été activé quatorze fois depuis sa création, avec un taux de réussite de 100%.

Il n'est cependant activé que si plusieurs critères sont réunis : il faut un enlèvement avéré et pas une simple disparition, la victime doit être mineure et son intégrité physique ou sa vie doit être en danger, des éléments d'information doivent permettre de localiser l'enfant ou le suspect et les parents du disparu doivent avoir donné leur accord au lancement de l'alerte.

Dans le cas du meurtre de Chloé, enlevée le 15 avril dernier à Calais, le lancement de la procédure avait été envisagé par le parquet mais le corps de la fillette a été découvert rapidement après sa disparition.

 

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