Illettrisme : des solutions existent

En France, 2,5 millions de personnes ne savent pas lire En France, 2,5 millions de personnes ne savent pas lire[Francis Guillot / AFP / Archives]

Du 8 au 13 septembre, les Journées nationales contre l'illettrisme veulent faire tomber un tabou.

 

Remplir un document administratif, lire une liste de courses, retirer de l’argent... Pour les 2,5 millions de personnes concernées par l’illettrisme en France, la moindre activité quotidienne peut tourner au calvaire. Afin de leur venir en aide, l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) organise à partir d’aujourd’hui une semaine de mobilisation. Ateliers d’écritures, spectacles et rencontres se tiendront dans tout le pays, en métropole mais également en Guyane, à Mayotte et à La Réunion. 

 

Un handicap rarement assumé

Au delà d’apporter une aide concrète aux personnes, il s’agit de faire tomber un tabou. Car l’illettrisme est rarement assumé. Les personnes qui le subissent mettent en effet en place des stratégies d’évitement qui les contraignent terriblement au quotidien: recours à des proches, refus de participer à certaines activités, etc. ... Si plus de la moitié d’entre elles ont un emploi, la plupart ont ainsi réussi à cacher ce handicap sur leur lieu de travail. Un poids lourd à porter, alors que des solutions existent: en 2004, la France comptait 600 000 illettrés de plus qu’aujourd’hui. Grâce à une mobilisation accrue, notamment lorsque l’illettrisme a été désigné grande cause nationale en 2013, leur part est passée de 9% à 7% des 18-65 ans en une dizaine d’années. Une dynamique que l’ANLCI a souhaité accélerer, en se fixant un objectif de 5% en 2018. 

 

 

 

 

 

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