Sécurité routière : la tendance n'est pas bonne, annonce Cazeneuve

Bernard Cazeneuve entend répondre au "relâchement des comportements" par la "fermeté"[Philippe Huguen / AFP/Archives]

Les chiffres de la Sécurité routière au mois d'août qui seront publiés dans quelques jours indiquent que "la tendance n'est pas bonne", a déclaré mardi Bernard Cazeneuve, qui prépare un conseil interministériel sur le sujet pour le 2 octobre.

 

Interrogé sur France 2, le ministre de l'Intérieur n'a pas dévoilé les chiffres exacts mais reconnu qu'ils étaient mauvais, en raison de la "météorologie très clémente" du mois d'août, du fait que "beaucoup plus de Français ont pris la route et qu'une minorité de Français se sont comportés en dehors de toute norme occasionnant des accidents particulièrement mortels".

"Nous avons, pour une partie des Français, un relâchement des comportements", a ajouté le ministre, qui compte y répondre par la "fermeté".

En juillet, les chiffres avaient déjà été catastrophiques avec 360 morts en 30 jours, soit 58 de plus qu'en juillet 2014 (+19,2%). Cette hausse de la mortalité routière confirmait la tendance enregistrée depuis plus d'un an: les sept premiers mois de 2015 (1.918 morts, +3,8% par rapport à 2014) prolongent une année 2014 qui avait vu le nombre de morts sur les routes augmenter pour la première fois en douze ans (3.384 morts, +3,5%).

Pour la première fois depuis mai 2011, le gouvernement va réunir un conseil interministériel de la sécurité routière. Celui-ci se tiendra le 2 octobre, a précisé M. Cazeneuve.

Europe 1 a interrogé dix départements français, comptabilisant dans ces départements 58 personnes tuées sur les routes, soit 16% de plus que l'an dernier. La radio a cité mardi l'exemple de la Somme où personne n'avait été tué sur les routes en août 2014, contre 12 en août 2015, ou le Rhône, où huit personnes ont été tuées contre une seule l'an dernier.

La présidente de Ligue contre la violence routière Chantal Perrichon, interviewée sur Europe 1, a craint un conseil ministériel "bricolé" et réclamé "des actes" et "une stratégie". Parmi les mesures qu'elle préconise, l'abaissement de 90 km/h à 80 km/h sur les routes qui n'ont pas de séparateur médian, ce qui concerne 370.000 kms de routes, une mesure que Bernard Cazeneuve a pour l'instant choisi d'expérimenter sur trois axes accidentogènes durant deux ans.

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