Soupçons de viol au Quai des Orfèvres : vaste opération de prélèvements ADN à la PJ

Quatre traces ADN avaient été retrouvées sur les sous-vêtements de la victime.[THOMAS SAMSON / AFP]

Une vaste opération de prélèvements ADN devait débuter jeudi sur des policiers et employés du siège de la police judiciaire parisienne, le 36 Quai des Orfèvres, dans le cadre de l'enquête sur le viol d'une Canadienne en 2014, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Le 22 avril 2014, dans un pub irlandais situé en face du siège de la PJ parisienne, des policiers - hors service - de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) s'étaient liés avec une touriste canadienne de 34 ans dont le père était dans la police. Ils lui avaient fait visiter le mythique siège de la PJ. La jeune femme en était ressortie en larmes extrêmement choquée, affirmant avoir été violée. Elle avait porté plainte.

Quatre policiers de la BRI avaient été placés en garde à vue, dont deux ont finalement été mis en examen peu après les faits.

Quatre traces ADN avaient été retrouvées sur les sous-vêtements de la victime. Trois ont été identifiés: celui des deux policiers mis en examen et celui du policier placé sous le statut de témoin assisté. Le quatrième ADN est inconnu, ce qui explique l'opération, très inhabituelle et rare dans la police, menée jeudi, a indiqué une source proche de l'enquête, confirmant une information de RTL.

Des dizaines de policiers et employés présents le jour des faits, en avril 2014 au sein même du célèbre "36" immortalisé par le commissaire Maigret, vont se soumettre à l'opération de jeudi, a précisé une source policière.

 

 

L'IGPN accusée de jeter l'opprobe

"L'opération de prélèvement sera faite sur le personnel actif et administratif dans le cadre de l'enquête menée par l'IGPN", la "police des polices" en charge de l'enquête, a confirmé une autre source proche du dossier.

Synergie (second syndicat d'officiers de police) a dénoncé auprès de l'AFP une "opération scandaleuse sur la forme et inutile sur le fond". "La mise en scène de la descente délirante" de l'IGPN "jette l'opprobre sur un service prestigieux et stigmatise les policiers du +36+" a fait valoir son secrétaire général, Patrice Ribeiro.

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