Cancer du col : une étude "rassurante" sur les risques associés aux vaccins

Les vaccins contre les infections à papillomavirus (HPV) ne sont pas responsables de sclérose en plaques, selon l'Agence française du médicament [Joe Raedle / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives] Les vaccins contre les infections à papillomavirus (HPV) ne sont pas responsables de sclérose en plaques, selon l'Agence française du médicament [Joe Raedle / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives]

Les vaccins contre les infections à papillomavirus (HPV), contestés par certains, ne sont pas responsables de sclérose en plaques, ni d'autres maladies auto-immunes, assure l'Agence française du médicament, après une vaste étude portant sur plus de 2 millions d'adolescentes.

 

Les résultats de cette étude, menée conjointement par l'Assurance Maladie et l’Agence du médicament (ANSM), "sont rassurants" et confirment les données d'autres études, notamment internationales, sur le risque de survenue de maladies auto-immunes après cette vaccination, souligne l'agence sanitaire. Au total, "les bénéfices attendus de cette vaccination en termes de santé publique restent bien plus importants que les risques auxquels elle peut exposer les jeunes filles", ajoute-t-elle.

La vaccination contre les infections à papillomavirus humains vise à protéger contre les maladies provoquées par ces virus : lésions précancéreuses du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus, ainsi que verrues génitales (crêtes de coq). Elle ambitionne également de prévenir à terme le cancer du col de l’utérus et de l’anus. La contamination se fait le plus souvent dans les premières années de la vie sexuelle.

 

Vaccination recommandée en France entre 11 et 14 ans

Les vaccins concernés, le Gardasil du franco-américain Sanofi Pasteur MSD, et le Cervarix de GlaxoSmithKline (GSK) sont sous surveillance renforcée des autorités françaises et européennes depuis leur commercialisation. A ce stade, cette surveillance n'a pas remis en cause la balance entre bénéfices et risques, note l'ANSM. Cette nouvelle étude a porté sur les jeunes filles affiliées au régime général de la Sécurité Sociale, âgées de 13 à 16 ans révolus entre janvier 2008 et décembre 2012, soit plus de 2,2 millions d'adolescentes. Parmi elles, environ 840.000 avaient été vaccinées contre les infections à HPV et 1,4 million n’avaient pas été vaccinées, précise l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

En France, la vaccination est recommandée par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) chez les jeunes filles entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans. Mais cette vaccination, contestée par des associations et des patientes, a fait l'objet de plaintes en 2014 dans l'Hexagone contre Sanofi Pasteur MSD. Son vaccin a été accusé d'être à l'origine de cas de maladies auto-immunes, notamment de sclérose en plaques.

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