MakeSense rapproche entrepreneurs et bénévoles pour améliorer le quotidien

L'association souhaite se développer à l'international, comme en Inde ou au Liban. [© Make Sense]

Des citoyens aident des entrepreneurs à innover grâce à MakeSense, une association ambitieuse. 

 

Un lien entre ceux qui veulent faire avancer les choses. MakeSense est une association fondée en 2010 à Paris, qui met en relation des bénévoles avec des entrepreneurs ayant besoin d’aide pour réaliser leurs projets. A l’origine simple plate-forme d’échanges sur le Web, MakeSense dispose désormais de locaux de 550 m2 au cœur de la capitale, accueillant des tables rondes et servant même d’incubateur à start-up.

Les bénévoles, venus de tous les horizons, y aident à mettre au point des campagnes de crowdfunding ou des applications mobiles. «Les citoyens sont une ressource à utiliser pour créer un mouvement global qui contribuera à faire bouger les choses», prône Christian Vanizette, le cofondateur de MakeSense. 

En final du concours Google
Symbole de sa réussite, l’association a été nommée la semaine dernière parmi plusieurs centaines de projets pour faire partie des dix finalistes du Google Impact Challenge, un concours destiné à améliorer le monde par la technologie.  Avec une enveloppe de 500 000 euros à la clé, une victoire au concours Google, à l’issue d’un vote ouvert à tous les internautes le 8 octobre prochain, ferait grandement avancer la levée de fonds lancée au début de l’année. 

MakeSense entend en effet récolter 800 000 euros d’ici au mois de décembre. Cette somme servira à financer la mise en place de neuf antennes à travers le monde, sur le modèle de celle qui existe déjà à Paris. Les villes de Beyrouth (Liban) et de Bangalore (Inde) devraient en accueillir dès le mois de novembre.

Ce coup de pouce financier sera aussi nécessaire pour améliorer les outils digitaux, afin de soutenir le développement de la structure. Car MakeSense ambitionne une croissance exponentielle : de 20 000 bénévoles ces quatre dernières années à travers une centaine de villes dans le monde, l’as­sociation en espère 300 000 d’ici à 2017 et un million en 2020.

 

L'Economie sociale et solidaire en chiffres

200 000 entreprises étaient répertoriées dans le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) en France l’an dernier,
selon le ministère de l’Economie.

10 % du PIB français a été réalisé en 2014 par des entreprises de ce secteur.

2 380 000 salariés sont employés par des entreprises de l’ESS, soit 12 % de l’emploi privé du pays. Ils représentent une masse salariale de plus de 54 milliards d’euros. 

600 000 recrutements  sont envisagés dans les cinq ans à venir dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.

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