Les médecins ferment leurs cabinets contre la loi santé

Les médecins ont commencé un mouvement de grève pour demander le retrait du projet de loi santé, en fermant leur cabinet, mais l'ampleur de la mobilisation était difficilement mesurable selon leurs syndicats [Philippe Huguen / AFP/Archives] Les médecins ont commencé un mouvement de grève pour demander le retrait du projet de loi santé, en fermant leur cabinet, mais l'ampleur de la mobilisation était difficilement mesurable selon leurs syndicats [Philippe Huguen / AFP/Archives]

Les médecins ont commencé samedi un mouvement de grève pour demander le retrait du projet de loi santé, en fermant leur cabinet, mais l'ampleur de la mobilisation était difficilement mesurable selon leurs syndicats.

 

La quasi-totalité des organisations de médecins libéraux ont appelé à la fermeture des cabinets de samedi à mardi mais la prise en charge des patients devrait être assurée, via la réquisition de médecins.

Parallèlement à la grève, des manifestations sont prévues au cours des prochains jours. En région parisienne, une trentaine de voitures sont attendues samedi midi pour une opération escargot à partir de Cergy, a indiqué le président de la Chambre syndicale et la coordination des médecins du Val-d’Oise, Serge Larcher.

Le cortège doit rejoindre dans l'après-midi l'hôpital Cochin, à Paris, où est prévue une réunion entre les syndicats et les Collectifs pour l'organisation et la défense du territoire de santé (COTDS) qui rassemblent des médecins libéraux, "la plupart non syndiqués".

Le ministère de la Santé a dit à l'AFP "avoir pris, en lien avec les Agences régionales de santé (ARS), les dispositions nécessaires pour que la continuité des soins soit assurée et pour que chaque patient puisse être pris en charge dans de bonnes conditions sur l'ensemble du territoire".

Ce nouveau "coup de semonce" contre Marisol Touraine et son projet de loi santé a été lancé par le Syndicat des médecins libéraux (SML), la Fédération des médecins de France (FMF) et le Bloc (chirurgiens).

Le mouvement doit rallier lundi un appel à la grève lancé par MG France, principal syndicat de généralistes. L'action doit durer jusqu'à mardi, date du vote de la loi au sénat, avant son retour à l'Assemblée nationale.

Les grévistes opposés à la généralisation du tiers payant (dispense d'avance de frais ) d'ici à 2017, demandent le retrait du projet de loi. Ils dénoncent également une "étatisation de la santé" et la mise en péril, selon eux, de l'exercice libéral.

"Nous refusons d'être placés sous la tutelle des mutuelles et de l'Etat", a dit à l'AFP Eric Henry, président du SML.

"C'est l'indépendance du couple médecin-patient qui est remise en cause avec cette loi. Nous ne voulons pas que des puissances financières interfèrent dans notre travail", a ajouté le médecin généraliste.

"La ministre se trompe si elle croit que la mobilisation va s'arrêter après les élections professionnelles", a averti Jean-Paul Hamon, président de la FMF.

D'ici au 12 octobre à minuit, 120.000 médecins sont appelés à élire ceux qui les représenteront aux sein des unions régionales des professionnels de santé (URPS) face aux autorités publiques (ARS) pour les cinq prochaines années.

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