Journée d'action : les principaux accès au Havre bloqués par des manifestants

Des dockers bloquent le 8 octobre 2015 l'accès au Havre pour soutenir les employés de l'usine Sidel où un plan social prévoit la suppression de 214 postes   [CHARLY TRIBALLEAU / AFP] Des dockers bloquent le 8 octobre 2015 l'accès au Havre pour soutenir les employés de l'usine Sidel où un plan social prévoit la suppression de 214 postes [CHARLY TRIBALLEAU / AFP]

Les principaux accès routiers du Havre (Seine-Maritime) ont été bloqués jeudi matin par plusieurs centaines de manifestants, principalement de la CGT, provoquant des kilomètres d'embouteillages à l'entrée de la ville portuaire, dans le cadre d'une journée de manifestation nationale, a-t-on appris de source syndicale.

 

Des barrages filtrants ont été mis en place peu avant 07h00 sur tous les axes principaux permettant d'accéder à la ville et au port, dont le rond-point menant au pont de Normandie. Il n'y a pas eu d'incidents, selon la gendarmerie.

Peu avant 10H00, les manifestants présents près du pont commençaient à lever les barrages, selon un photographe de l'AFP sur place. Les autres barrages étaient aussi en voie d'être levés.

Des dockers CGT participaient à ces actions qui ont empêché également le passage de poids lourds voulant se rendre dans les principaux terminaux du port.

"Cela s'est très bien passé du côté des manifestants", a dit le capitaine Gildas Reul, de la compagnie de gendarmerie du Havre.

Les manifestants ont brûlé des pneus aux abords du rond-point menant au pont de Normandie.

Selon le secrétaire général de l'union locale havraise de la CGT, Jacques Richer, les automobilistes ont été plutôt compréhensifs. "On a tenté de faire comprendre ce qui se passait", a-t-il dit à l'AFP.

Les manifestants prévoyaient vers 10H00 de se rendre à Octeville-sur-mer pour venir soutenir des salariés du groupe Sidel (bouteilles plastique) qui avaient aussi érigé un barrage pour protester contre le plan social prévu dans leur usine, susceptible de supprimer 190 emplois.

Le plan social prévoit 209 suppressions de postes, dans sa principale unité, Sidel Blowing (machines de soufflage de bouteilles en polytéréphtalate d'éthylène, PET), et 25 créations ailleurs.

Dans ce groupe français international, ancien leader mondial du secteur, et dont le siège historique a longtemps été basé à Octeville, un total de 360 emplois doivent être supprimés et une restructuration entreprise pour retrouver de la compétitivité. Le plan social donne actuellement lieu à des discussions avec la direction. Leur terme a été récemment repoussé au 12 février.

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