L'Etat prend des dispositions pour prévenir des attaques aux gaz toxiques

L'astropine peut être injectée à l'aide de seringues. L'astropine peut être injectée à l'aide de seringues.[© Photo Illustration - C.Triballeau/AFP ]

Le gouvernement vient d'autoriser par décret l'usage de sulfate d'atropine, un antidote qui pourait être utilisé par les hôpitaux en cas d'exposition à des gaz neurotoxiques.

Cette décision préventive a ainsi été prise au nom du principe de précaution, suite aux attentats de Paris, mais aussi en vue de la COP21. Dans un décret paru au journal officiel le 14 novembre, les autorités autorisent la pharmacie centrale des armées à produire le sulfate d'atropine en solutions injectables.

Les établissements de santé et le personnel médical sont, quant à eux, autorisés à "acquérir, stocker, distribuer, prescrire, dispenser et administrer" ce produit qui permet notamment d'enrayer les effets "neurotoxiques de guerre". Le gouvernement semble en effet craindre l'éventualité d'attaques chimiques sur le territoire.

"Le risque d'exposition aux neurotoxiques organophosphorés constituent des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d'urgence", précise le décret. Ces dispositions sont également prises pour faire face à un nombre potentiellement important de victimes.

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