L'ENA en cinq chiffres

Un Président de la République sur deux est passé sur les bancs de l'ENA [PATRICK HERTZOG / AFP]

Lancée par le Général de Gaulle pour former les élites françaises, l'École nationale de l'administration (ENA) fête cette année ses 70 ans.

L'ENA est une véritable institution à la française. La plupart des élites sont passées sur ses bancs, depuis sa création par le Général de Gaulle, en 1945. Une école prestigieuse qui continue de faire rêver les étudiants, chaque année très nombreux à tenter le concours. Une étude publiée mardi révèle le parcours des anciens diplômés.

1 Président de la République sur 2 a fait l'ENA

Trois de nos Présidents de la République sont passés par l'institution strasbourgeoise. En 1980, François Hollande sort septième de la très célèbre «promotion Voltaire», aux côtés de son ancienne compagne Ségolène Royal.

Jacques Chirac est lui aussi passé sur les bancs de la prestigieuse école, il a été diplômé en 1959. Huit ans avant lui, en 1951, Valéry Giscard d'Estaing a fini sixième de la «promotion Europe».

7 des 40 dirigeants du CAC 40 sont diplômés de l'ENA

Parmi ces hauts dirigeants passés par l'école figurent Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, Pierre Mongin, ancien numéro un de la RATP, ou encore Jean-François Cirelli, le patron d'ENGIE (ex GDF-Suez).

72 % des diplômés sont fils ou fille de cadres

La majorité des anciens élèves viennent d'une famille de cadres, 9 % ont un père agriculteur ou artisan et 12 % ont leurs parents exerçant une profession intermédiaire. En revanche, seuls 6 élèves sur 10 sont issus de milieu ouvrier.

5 % des anciens élèves exercent une fonction politique

Parmi les plus célèbres d'entre-eux, Gaspard Gantzer, le conseiller communication de l'Élysée, diplômé de la prestigieuse «promotion Léopold Sédar Senghor» en 2004. L'ENA est souvent qualifiée «d'antichambre de la politique».

1 élève sur 2 en 2009 avait fait Sciences Po Paris

Pour se réussir le concours d'entrée de l'ENA, mieux vaut visiblement avoir fait son cursus à Sciences Po Paris. En effet, en 2009, plus de 50 % des élèves étaient passés par l'école de la rue Saint-Guillaume.

Les Instituts d'études politiques (IEP) sont aussi bien représentés : 20 % des diplômés cette même années ont fait ces études. Viennent ensuite les Ecoles normales supérieures (ENS), 18 % et les grandes écoles de commerce et d'ingénieur, respectivement moins de 10 % des énarques en 2009.

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