Tout savoir sur Jean-Jacques Urvoas, le nouveau ministre de la Justice

Jean-Jacques Urvoas en février 2015 à l'Élysée. Jean-Jacques Urvoas en février 2015 à l'Élysée.[PATRICK KOVARIK / AFP]

Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, a été nommé garde des Sceaux ce mercredi 27 janvier en remplacement de Christiane Taubira. 

Entré à l'Assemblée nationale en 2007, Jean-Jacques Urvoas était depuis 2012 président de la Commission des lois. Mais c'est surtout en tant que rapporteur de la loi sur le renseignement, votée en mai dernier, qu'il s'est récemment illustré. Les questions de police et de surveillance sont en effet la spécialité de cet ancien maitre de conférence en droit public, désigné en 2008 par Martine Aubry secrétaire national du Parti socialiste chargé de la sécurité.

Spécialiste des questions sécuritaires

Une expertise reconnue par les principaux concernés, puisque le secrétaire général du syndicat Unsa Police déclarait récemment, cité par Libération : "C'est l'un des seuls au PS qui ait ce niveau de connaissance de la sécurité (...). Il aurait mérité d'être ministre de l'Intérieur". Il obtient finalement la Justice. Deux ministères dont il prônait justement la fusion en 2011, dans ses "11 propositions choc pour rétablir la sécurité". 

Jean-Jacques Urvoas est né en 1959 à Brest. Son père était pharmacien militaire, sa mère restait à la maison. Lui-même père de deux enfants, il a longtemps circonscrit ses ambitions politiques à sa région, à laquelle il est très attaché (sur son blog, il se décrit au travers d'un "portrait breton", grâce auquel on apprend par exemple que si il était un site touristique, il serait la pointe du Raz). Ancien conseiller régional de Bretagne, il fut également pendant dix ans directeur de cabinet de l'ancien maire socialiste de Quimper Bernard Poignant. 

Après une première adhésion au PS en 1977, Jean-Jacques Urvoas a quitté le parti par deux fois... pour finalement y adhérer de nouveau. Strauss-kahnien de toujours, il s'est rangé derrière François Hollande lors de la primaire socialiste de 2011. Il confiait récemment lire "trois livres par semaine". Pas sûr que son nouvel agenda de ministre lui permette de tenir ce rythme. 

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