Une soixantaine de tracteurs bloquent les accès de la préfecture de Chartres

Des agriculteurs bloquent une route nationale à Vesoul pour protester contre la baisse des prix de vente de leurs produits, le 29 janvier 2016 [SEBASTIEN BOZON / AFP/Archives] Une rencontre entre les représentants des syndicats agricoles et le préfet est prévue dans la journée. [SEBASTIEN BOZON / AFP/Archives]

Une soixantaine de tracteurs et environ 200 agriculteurs bloquaient mardi matin les accès de la cité administrative et de la préfecture de Chartres pour protester «contre les prix, les normes et les charges qui pèsent sur la profession», a constaté l'AFP.

Depuis 07h, à l'appel de la FDSEA d'Eure-et-Loir et des Jeunes Agriculteurs (JA), les manifestants encerclaient les bâtiments administratifs et bloquaient l'accès aux salariés. Après avoir cadenassé les portes des principales administrations, ils ont déversé des ballots de paille, des pneus, des palettes et des produits agricoles devant les barrières installées par les forces de l'ordre. «Contents de vous avoir nourris», pouvait-on lire sur une pancarte, avec au-dessus du texte un pendu. «Combien de morts faut-il ?!!!», interrogeait une autre banderole.

«Aujourd’hui, les prix, toutes filières confondues, sont au plus bas par rapport à la crise de 2015. Les charges ne cessent d’augmenter dans les exploitations agricoles et les agriculteurs croulent sous une avalanche quotidienne de nouvelles normes», a dénoncé la FDSEA d'Eure-et-Loir. «Si rien n’est fait, ce ne sont pas quelques agriculteurs qui vont disparaître, c’est le droit de tout citoyen à pouvoir choisir de manger français», ont précisé les deux syndicats.

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«On est respectueux de l'environnement naturellement puisque c'est notre outil de travail. Mais l’État nous remet des normes à chaque fois, plus de normes que les autres pays donc manque de compétitivité face à un marché mondial de céréales», a expliqué le président des JA 28, David Faucheux, qui a dénoncé «un ras-le-bol de sur-normes, de sur-réglementation».

Une rencontre entre les représentants des syndicats agricoles et le préfet devrait avoir lieu dans la journée.

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